Situation fluctuante au sein des raffineries de TotalEnergies et Esso en Provence

Le contexte reste tendu dans les Bouches-du-Rhône sur la raffinerie Esso de Fos-sur-Mer et la bioraffinerie de TotalEnergies à La Mède. Petroineos à Lavera garde le silence sur les impacts au sein de son site du mouvement de blocage entamé par des salariés dans le cadre des grèves contre les réformes des retraites.

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La bioraffinerie de TotalEnergies à La Mède
La bioraffinerie de TotalEnergies à La Mède voit ses expéditions interrompues depuis le 7 mars. Les installations sont, elles, en cours de maintenance.

A quoi faut-il s’attendre ce week-end et la semaine prochaine dans les raffineries des Bouches-du-Rhône? Si la détermination des syndicats ne semble pas s’affaiblir à l’approche de la journée de mobilisation du samedi 11 mars, il semble qu’autour des sites un flou s’installe, comme le démontre l’expédition, le 10 mars au matin à partir de 6 heures, confirmée par le groupe, de quelques produits par camions depuis l’unité d’Esso (ExxonMobil) à Fos-sur-Mer, en raison d’une minorité de partisans de la grève sur l’équipe du matin (chaque quart compte une quinzaine de personnes).

Admettant le «couac» dans le mouvement, la CGT dénonce «un discours mensonger» de la direction sur l’organisation de sorties de produits par pipeline par une raffinerie voisine et promet une reprise dure du blocage. Ce qu'elle a voté vendredi jusqu'à lundi matin. La production de l'unité qui emploie 300 personnes reste normale, selon un porte-parole du groupe, et les capacités de stockage ne sont pour l'heure pas fragilisées. Difficile de savoir ce qu’il en est sur la raffinerie Petroineos de la plateforme de Lavera, à Martigues. Le groupe se refuse à expliquer comment il s’organise et subit les impacts du mouvement de protestation contre les retraites. La CGT assure que le blocage se poursuivra au moins jusqu’à lundi. 

Eviter la ruée sur les stations

Du côté de la bioraffinerie de TotalEnergies à La Mède, la grève persiste et affecte toujours les expéditions de produits interrompues depuis le 7 mars au matin. La production des unités est arrêtée, non pas à cause du mouvement social, mais d’opérations de maintenance engagées la semaine dernière et qui n’ont rien à voir avec une quelconque anticipation des risques du conflit.

Pour le directeur Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse de TotalEnergies, Jean-Michel Diaz, «il n’y a pas de manque de carburants dans nos stations. Les stocks en dépôts et en station-service sont à un niveau élevé. Nos équipes sont mobilisées pour faire face à une demande qui pourrait être plus soutenue que d’habitude et disposent de moyens logistiques supplémentaires le cas échéant. Mais il est recommandé de ne pas se précipiter en station afin d’éviter, par un afflux massif de clients, des ruptures temporaires sur certaines lignes de produits». Contactée, la CGT n'a pour l'instant pas donné suite à nos demandes sur la manière dont elle entend agir au-delà du week-end. 

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