Quelques jours seulement après que Suez a mis la main sur les activités françaises de déchets dangereux de Veolia, c'est au tour du groupe Saur de faire son shopping chez le géant tricolore des services à l'environnement. Dévoilé lundi 9 mai, leur accord prévoit que le numéro un mondial de l'eau et des déchets cède au troisième opérateur français sur le marché de l'eau une partie de ses unités mobiles de traitement de l'eau en Europe. L'opération, dont le montant s'élève à 190 millions d'euros, doit être finalisée au cours du troisième trimestre, après consultation des représentants du personnel de Veolia.
Un secteur prometteur
Basées en France, en Allemagne et en Angleterre, ces unités permettent de dépanner des clients en urgence en leur apportant un service de traitement de l'eau, grâce à des technologies mobiles préassemblées sur remorque. Cette activité se destine avant tout aux industriels désireux d'assurer la continuité de leurs processus de production, mais elle peut également servir les populations en détresse. En 2017 par exemple, Veolia avait ainsi envoyé une unité mobile de dessalement sur l'île de Saint-Barthélemy après le passage du cyclone Irma.
Au total, les quelque 400 véhicules et les 70 employés de sa branche « Mobile Water Services » ont généré une vingtaine de millions d'euros de chiffre d'affaires en 2021, un résultat en forte croissance. « A l'issue de cette opération, Veolia restera l'un des acteurs majeurs du marché de l'eau mobile, notamment en Europe, grâce à l'intégration des actifs d'ex-Suez et à la croissance continue de ses actifs historiques au Moyen-Orient, en Asie-Pacifique et en Amérique du Nord et du Sud », a indiqué le groupe dans un communiqué.

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Une myriade de cessions
Si Saur fait figure de poids-plume par rapport à son rival (1,7 milliard d'euros de chiffre d'affaires contre 28,5 pour Veolia), cette opération lui permettra en partie d'assouvir ses ambitions. Le groupe compte devenir le champion de la transition hydrique et a par ailleurs enregistré un important développement à l’international, qui représente 40% aujourd’hui de son résultat. Cet essor pourrait attiser les convoitises, d'autant que son principal actionnaire, le groupe de capital-investissement suédois EQT, chercherait à céder sa participation.
Dans les prochains jours, Saur pourrait encore sortir son carnet de chèques, car Veolia s'apprête à vendre d'autres activités cohérentes avec ses objectifs. Afin de faire valider son OPA sur Suez par l'Autorité de la concurrence de la Commission européenne, le groupe avait en effet été contraint de proposer plusieurs cessions. D'ici au 12 juin, il doit encore se débarrasser de plusieurs actifs, notamment sur le marché de l'eau industrielle et au Royaume-Uni.



