Malgré le Covid-19, qui met à l’arrêt épisodiquement son usine de smartphones à Gumi, en Corée du Sud, Samsung continue à mettre les bouchées doubles dans les services de fonderie de semi-conducteurs, c’est-à-dire de fabrication de puces en sous-traitance. Selon le journal coréen ETNews, le géant coréen de l’électronique, numéro deux mondial de semi-conducteurs derrière l’américain Intel, prépare sur son site industriel, à Hwaseong, l’installation des équipements de sa nouvelle usine dédiée à la fabrication de la prochaine génération de puces de 5 nanomètres. Il espère produire en volume cette technologie avant la fin de l’année.
Gravure aux ultraviolets extrêmes
Samsung Foundry, qui représente l’unité de fonderie de semi-conducteurs de Samsung, fabrique aussi bien les puces du groupe que celles de clients extérieurs comme Qualcomm, numéro un mondial des puces pour mobiles. Il en est aujourd’hui, pour sa génération la plus avancée, à la technologie de 7 nanomètres, comme son grand concurrent taïwanais TSMC, mais devant Intel qui n’en est encore qu’à celle de 10 nanomètres.

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Par rapport à la technologie de 7 nanomètres, celle de 5 nanomètres offrirait un gain de 25% en densité selon Samsung Foundry, tout en diminuant la consommation d’énergie de 20% ou en augmentant les performances de 10%. Elle bénéficie de la lithographie aux ultraviolets extrêmes, une nouvelle technologie de gravure qui présente l’avantage de simplifier le procédé de fabrication mais dont la maîtrise s’avère plus compliquée. Le fondeur coréen se targue d’en avoir acquis l’expérience dans la génération de 7 nanomètres lancée en production pilote en octobre 2018 et en production de volume au début de 2019.
Ambition de devenir N°1 en 2030
Samsung Foundry, qui a perdu en 2017 le marché de fabrication du processeur de l’iPhone au profit de TSMC, est dans une course-poursuite visant à réduire son retard par rapport à son rival taïwanais qui prévoit d'être le premier au monde à mettre sa technologie de 5 nanomètres en production de volume au deuxième trimestre 2020. Pour sortir de sa dépendance vis-à-vis des puces mémoires, qui représentent jusqu’à 85% de son chiffre d’affaires dans les semi-conducteurs, Samsung fait du développement de son activité de fonderie un axe stratégique de diversification. Il ambitionne de devenir le numéro un du secteur à l’horizon 2030. Un sacré défi.
Selon le cabinet TrendForce, Samsung Foundry est numéro deux mondial avec 17,8% du marché au quatrième trimestre 2019, loin, très loin derrière TSMC qui s’accapare la part du lion avec 52,7%. Et encore, il doit cette position à son marché captif. Sans son marché captif, il pointe à la quatrième place, derrière TSMC, GlobalFoundries et UMC, avec moins de 10% du marché.



