Saignée historique dans l'aéronautique

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Des donneurs d’ordres jusqu’aux sous-traitants, les suppressions de postes se multiplient.

Prévisible, le choc n’en est pas moins terrible. De nombreux acteurs de l’aéronautique avaient confié, début juillet, leur crainte de voir se multiplier les plans de réduction d’effectifs à la rentrée, et au premier chef Éric Trappier, le président du Gifas, le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales. Ils avaient vu juste.

Des donneurs d’ordres jusqu’aux sous-traitants, les suppressions de postes se multiplient dans la filière : Mécachrome (306 postes), Latécoère (475) et Lisi (197), sont les derniers à avoir fait connaître l’ampleur de leurs objectifs. Ils précèdent Airbus (4 971 postes, en comptant sa filiale Stelia et ATR), Daher (jusqu’à 1 300 postes), AAA (71), Sogeclair (245), Figeac Aéro (32 postes) et Derichebourg (163). Entre autres. Expleo (ex-Assystem) pourrait supprimer 626 postes, tout comme CMT+ (filiale de Scalian) qui envisage 140 suppressions de postes.

Au total, plus de trente plans de sauvegarde de l’emploi ont été lancés au sein de la filière aéronautique française d’après différentes sources, depuis le début de la crise provoquée par la pandémie de Covid-19. Et le chiffre pourrait approcher la cinquantaine. Au final, cette suppression brutale de postes pourrait représenter entre 15 et 20 % des quelque 350 000 emplois de la filière, soit une saignée comprise entre 52 000 et 70 000 postes. L’enjeu ? Éviter la rupture d’un maillon essentiel et le maintien des compétences. Pour être au rendez-vous lors du redémarrage. 

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