Renault continue de confier de nouvelles productions à ses usines d’assemblage du Nord de la France, réunies au sein du pôle ElectriCity. Le constructeur automobile a annoncé par voie de communiqué jeudi 6 octobre que deux futurs modèles électriques seraient produits à Maubeuge et Douai. Le premier site aura pour mission de fabriquer la future 4L à batteries, dont le groupe au Losange doit dévoiler un concept à l’occasion du Mondial de l’automobile à Paris à la mi-octobre. Le second assurera l’assemblage du Scénic.
Le pôle ElectriCity – qui intègre l’usine de boîtes de vitesses de Ruitz en plus de Maubeuge et Douai, ainsi qu'une future production de batteries – s’est déjà vu attribuer la production de la Mégane, de la R5, du modèle électrique qui remplacera la Nissan Micra produite en France par Renault et du nouveau Kangoo. Le groupe fait de ces annonces la preuve de sa volonté de localiser une partie de sa future production dans l’Hexagone, une logique en rupture avec les années de délocalisation menées par l’entreprise.
700 000 véhicules produits en France par Renault
D’ici à 2024, Renault dit vouloir produire plus de 700 000 véhicules par an en France, quasiment le double des volumes actuels – de l’ordre de 384 000 unités en 2021, en incluant les utilitaires et les véhicules particuliers, selon les estimations du cabinet Inovev. L’entreprise dit avoir déjà recruté 1 000 personnes dans le pays depuis le début de l’année 2022, sur les 2 500 embauches prévues dans le cadre de l’accord social signé pour la période 2022 à 2024.
700 recrutements porteraient sur les usines en région, afin d’accompagner l’attribution des neuf modèles de voitures prévus en France. Le reste des recrutements a été réalisé pour étoffer l’ingénierie, la tech et les services, détaille Renault. Et ce, alors que l'ingénierie du groupe a subi une forte saignée dans le cadre des mesures d’économies drastiques mises en œuvre par Renault en 2020 pour refaire passer au vert ses finances.



