Un "régime universel de pénibilité", corollaire du "régime universel de retraite" ? C’est une proposition du parti Les Républicains, qui suggère d’accorder un an de départ anticipé pour toute période de cinq ans d’exercice d’un métier pénible. En contrepartie, l’âge légal de départ serait relevé de 62 à 65 ans. Une proposition de ce type émergera-t-elle ce 13 janvier, alors que Muriel Pénicaud reçoit les partenaires sociaux sur les thèmes du travail des seniors et de la pénibilité ?
Dans le long conflit sur la réforme des retraites, la semaine dernière a vu la pénibilité revenir au premier plan, avec notamment des rencontres entre le ministère du Travail et les partenaires sociaux. CFDT, CFTC et Unsa réclament un retour des quatre critères évincés du compte pénibilité en 2017 : postures pénibles, vibrations mécaniques, risques chimiques, port de charges lourdes. Pour qu’ils ouvrent, eux aussi, le droit à un départ anticipé. Le patronat y est totalement opposé, tout comme le gouvernement, qui souhaite privilégier les reconversions professionnelles. Des discussions ont par ailleurs débuté pour élargir le dispositif de la pénibilité aux fonctionnaires.
L’une des mesures dont le coût devra être chiffré par la "conférence de financement" réclamée par la CFDT et acceptée par le gouvernement. Le projet de loi, transmis au conseil d’État, doit être présenté en conseil des ministres le 24 janvier, puis examiné par l’Assemblée nationale à partir du 17 février.



