[Covid-19] La France se prépare aux variants du virus et progresse dans la vaccination

Augmentation du séquençage et déploiement rapide de tests capables de détecter les variants sont au programme du gouvernement pour contrer la propagation de l’épidémie. Les réceptions de doses de vaccins s’accroissent modérément et seront réparties plus égalitairement sur le territoire.

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Vaccin contre le Covid-19
Le gouvernement attend plus de doses de vaccins anti-Covid dans les prochaines semaines et les répartira plus proportionnellement à la population sur le territoire.

Jusqu’ici, l’incidence des variants sur l’épidémie en France ne semble pas peser trop lourdement sur la propagation. Au 21 janvier au soir, le ministère des Solidarités et de la Santé ne mentionnait qu’un "plateau haut légèrement montant, à 19 000-19 500 cas positifs par jour en moyenne", selon un membre du cabinet d’Olivier Véran, le ministre de la Santé et des Solidarités. Le taux d’incidence de positivité, de 6% à 7% actuellement en France, dénote une "légère inflexion", mais demeure "plus bas que certains voisins, comme l’Espagne ou le Portugal ou cet indicateur dévisse", selon le cabinet ministériel.

Augmenter le séquençage

La principale source d’inquiétude demeure la propagation des variants.

Seuls le variant anglais et le sud-africain circuleraient sur le territoire national. Olivier Véran indique que "1% à 1,5% des cas positifs par jour le sont pour le variant anglais, soit entre 200 et 300 cas par jour". Actuellement, les "tests PCR présentant des anomalies ou prélevés chez des personnes venant de l’étranger" font l’objet de séquençage génétique pour déterminer la présence de variants, indique-t-on à Matignon. Le gouvernement a d’ailleurs "engagé des travaux pour améliorer les capacités de séquençage" dans le pays, ajoute un membre du cabinet du Premier ministre.

Tests détectant les variants

Dès le week-end du 23 janvier, des "kits PCR multiplex" et des "nouveaux outils de tests antigéniques" seront déployés en France pour déterminer directement la présence de variants, assure-t-on encore du côté de Matignon. Sans plus de précision. Aujourd’hui, les kits disponibles ne peuvent indiquer seulement une positivité au virus, sans indiquer la présence d’un variant du SARS-CoV-2. Les seules mesures de restriction ajoutées à ce stade, dès le 22 janvier, seront l’élargissement de 1 mètre à 2 mètres la distance sanitaire réglementaire pour des personnes ne portant pas de masques, et l’interdiction de porter des masques de catégorie 2 dans l’espace public, ce qui se limite quasiment aux masques en tissus fabriqués à domicile. Le reconfinement est envisagé si les indicateurs épidémiques s'aggravent, mais sans indication précise sur le niveau d'aggravation.

1,6 million de doses vaccinales réceptionnées en France

Sur le front des vaccins, un porte-parole du ministère des Solidarités et de la Santé indique qu’à "compter de la semaine prochaine, l’allocation des doses sera strictement proportionnelle à la population des personnes de plus de 75 ans et des professionnels de santé à risques" sur le territoire. Au 21 janvier, 1,6 million de doses avaient été réceptionnées en France pour environ 700 000 personnes vaccinées. Mais avec de vraies disparités régionales.

Disparités régionales de doses

Les régions Ile-de-France, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine avaient reçu chacune, en cumulé, entre 170 000 et 200 000 doses du vaccin Pfizer/BioNTech, loin devant les régions Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Hauts-de-France et Grand Est, entre 106 000 et 118 000 doses. Les autres régions en ont reçu moins de 100 000. Pour le vaccin Moderna, seules les régions Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes en ont obtenu, entre 5000 et 22 000 doses.

Livraison vaccins
Livraison vaccins Livraison vaccins

Alors que les doses du vaccin Pfizer/BioNTech réceptionnées par semaine devraient évoluer ces prochaines semaines au-dessus de 200 000 hebdomadaires, celles des doses Moderna ont été jusqu’à présent de 50 000. La semaine prochaine, une seconde livraison de 70 000 doses est attendue, avant des volumes hebdomadaires plus importants début février, selon le ministère.

L'arrivée prochaine du vaccin d'AstraZeneca

Le ministère compte aussi s’appuyer sur les futures doses du vaccin d’AstraZeneca et de l’université d’Oxford, qui devrait être approuvé dans l’UE "autour du 28 janvier, avec un avis de la haute Autorité de Santé (HAS) dans la foulée", selon un porte-parole. Les premières livraisons seraient prévues pour "la première quinzaine de février, à hauteur de 1,5 million de doses, et la seconde quinzaine de février, aussi pour 1,5 million".

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