[Covid-19] La campagne vaccinale s’élargit aux personnes à risque, inquiétude croissante des variants

La conférence ministérielle du 14 janvier a permis d'annoncer l’élargissement, dès le 18 janvier, de la campagne nationale de vaccination contre le Covid-19 aux personnes à risque, soit 800 000 personnes de plus. Sur le plan sanitaire, le gouvernement s’inquiète en revanche des variants du virus.

Réservé aux abonnés
Vaccin Pfizer-BioNTech
6,4 millions de personnes pourront avoir accès aux vaccins anti-Covid en France à partir du 18 janvier.

La campagne vaccinale contre le Covid-19 s’étoffe chaque semaine de nouvelles annonces. Lors de la présentation, le 14 janvier, des nouvelles mesures pour lutter contre la pandémie, le gouvernement a annoncé l’élargissement de l’accès aux vaccins. Aux personnes âgées de plus de 75 ans et à certaines catégories de soignants s'ajoutent désormais les personnes les plus à risque, quel que soit leur âge.

800 000 personnes vulnérables concernées

Techniquement, 800 000 personnes supplémentaires pourront se faire vacciner à partir du 18 janvier dans les 700 centres de vaccination qui doivent être opérationnels à cette date. Jean Castex, le Premier ministre, a décidé "d’ouvrir dès lundi 18 janvier la vaccination aux personnes, quel que soit leur âge, présentant une des pathologies conduisant à un très haut risque de formes graves de la maladie". Il s’agit, a précisé Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, de personnes souffrant de pathologies comme "des insuffisances rénales chroniques, un cancer sous traitement, des transplantés d’organes et des personnes trisomiques". L’accès à la vaccination nécessitera la délivrance d’une ordonnance, a ajouté Olivier Véran.

Ajouté aux personnes de plus de 75 ans qui pourront elles aussi se faire vacciner dès le 18 janvier, ainsi que les résidents d’Ehpad, les professionnels de santé, les pompiers et les aides à domicile, tous de plus de 50 ans ou présentant des comorbidités, cela porterait à plus de 6,4 millions le nombre de personnes ayant accès aux vaccins anti-Covid en France.

Plus d’un million de vaccinés fin janvier

Jean Castex mise sur le dépassement de l’objectif initial de vacciner 1 million de personnes en France avant la fin janvier. 100 000 personnes avaient été vaccinées à l’issue de la première semaine de janvier. Le Premier ministre indique que 250 000 personnes supplémentaires auront reçu une dose à l’issue de cette semaine. Sur la journée du 13 janvier, 57 000 personnes avaient pu être vaccinées.

Au moins 2,5 millions de doses en février

Olivier Véran a indiqué que "dès fin février, nous aurons reçu des doses pour vacciner 2,5 millions de Français". Les doses des deux vaccins aujourd’hui autorisés, ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna, seront reçues progressivement, au rythme des livraisons sur le territoire. Des doses supplémentaires pourraient être disponibles en fonction de potentielles nouvelles autorisations, selon le ministre. Le vaccin d’AstraZeneca et de l’Université d’Oxford pourrait notamment être autorisé dans l’Union européenne d’ici fin janvier.

Visibilité des centres pour 4 semaines

Les centres de vaccination disposeront d’une visibilité de 4 semaines pour leurs doses à disposition, a assuré Olivier Véran. L’objectif est de ne "pas prévoir plus de créneaux de vaccination que de doses disponibles", explique le ministre. Pour la prise de rendez-vous, le site internet www.sante.fr doit être remis en ligne le 15 janvier à 8h, après un renforcement des capacités pour supporter l’important trafic internet. Un numéro de téléphone, le 0800 008 110 sera aussi activé à partir du 15 janvier 8h, avec un accès 7 jours sur 7 de 6h à 22h en métropole et dans les territoires ultra-marins. Les appels seront transférés sur les plateformes liées aux centres de vaccination concernés. 

Les variants du virus inquiètent

Le gouvernement se dit préoccupé par les variants du SARS-CoV-2, c’est-à-dire un virus avec une mutation significative. Deux variants préoccupent particulièrement les autorités sanitaires en France : le VOC 202012/1, identifié au Royaume-Uni et qui est désormais prévalent, et le 501, apparu en Afrique du Sud. Ces deux variants circulent aujourd’hui en France.

Le variant britannique entraînerait de "200 à 300 contaminations par jour en France", a indiqué Oliver Véran. Il serait plus contagieux (de l’ordre de 30% à 70%), circulerait plus facilement chez les enfants mais n’entraînerait pas de cas plus graves de Covid-19. Par ailleurs, il serait bien contré par les vaccins actuellement sur le marché français.

Voyage au Mozambique

Le variant sud-africain serait aussi plus contagieux. La communauté scientifique dispose de "moins de données" mais il "n’y a pas de raison de penser qu’il entraînerait plus de formes graves", selon Olivier Véran. Quelques cas ont été dépistés en France à ce jour, notamment chez une patiente dans un état très grave et placée en réanimation en Ile-de-France, revenant d’un voyage dans une congrégation religieuse en Mozambique. Plusieurs cas positifs ont été détectés dans son entourage et les personnes ont été isolées. Toujours selon le ministre, un cluster aurait été identifié dans la région de Nantes, toujours en lien avec ce voyage au Mozambique.

Le gouvernement s’inquiète aussi d’un variant apparu au Brésil, et qui pourrait être bien plus problématique. Jean Castex a annoncé des mesures de contrôle renforcées aux frontières, notamment en Guyane et dans les Antilles pour contenir ce variant.

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
28 - 3F CENTRE VAL DE LOIRE
Date de réponse 11/05/2026
Trouvez des produits et des fournisseurs