Ce n’est pas parce que la centrale nucléaire d’EDF de Flamanville (Manche) est à l’arrêt pour maintenance depuis des mois et ne produit pas d’électricité, que le plan de continuité d’activité pour pandémie, établi par EDF depuis 2000, ne la concerne pas.
D’ailleurs, il a été activé ce lundi 16 mars, devant l’augmentation des cas de contamination dans le Cotentin, qui touchent aussi des personnels de la centrale. "Mais en l’absence de tests de dépistage systématiques, on ignore pour l’instant le nombre exact", prévient un porte-parole d’EDF.
A l'arrêt mais toujours du combustible en place

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Le plan pandémie a donc été activé pour les réacteurs 1 et 2 mais aussi pour le 3, celui de l’EPR toujours en chantier. La priorité est bien évidement d’assurer la sécurité et la sûreté de la centrale. Il reste en effet du combustible dans la cuve de Flamanville 1 et des combustibles usés dans la piscine de Flamanville 2. Les équipes y sont donc réduites aux gens qui assurent la conduite sur Flamanville 1 et 2 et aux équipes de protection des sites et de surveillance de l’environnement sur tout le site. Tous les travaux de maintenance sont en revanche "suspendus" sur Flamanville 1 et 2. Peu de chance, donc, que la centrale redémarre au 31 mai comme prévu. Sur Flamanville 3, seule "une décroissance de l'activité est prévue", précise EDF.
Flamanville est pour l’instant la seule centrale nucléaire ou hydraulique pour laquelle EDF a dû activer son plan pandémie.



