[Covid-19] Ce qu’EDF n’avait pas prévu dans son plan pandémie

A la date du lundi 16 mars, EDF n'a du activer son plan de continuité d’activité prévu en cas de pandémie qu'à la centrales de Flamanville (Manche) en arret pour maintenance, y compris sur le chantier de l'EPR. Ce plan permet à chacun de ses sites de fonctionner avec jusqu’à 40% d’effectif en moins. Le groupe continue de s'organiser pour gérer  les arrêts maladie pour garde d'enfant.

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Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher)
Au 13 mars 2020, EDF avait recensé trois cas de contamination dans les centrales de Belleville (Cher, en photo), Fessenheim (Haut-Rhin) et Cattenom (Moselle) et dix cas en tout sur les 130 000 salariés du groupe en France.

Depuis 2000, EDF a un plan pandémie. Ce plan de continuité d’activité (PCA), "calqué sur celui du gouvernement", précise un porte-parole du groupe, a été réactualisé en 2003 et 2011 lors des épisodes d’épidémie du H1N1 et du Sras. Il permet à l’électricien de faire face sur chacun de ses sites de production électronucléaire et hydraulique à des pandémies de type grippe, jusqu’à douze semaines avec 25% des effectifs en moins, et deux à trois semaines avec 40% de personnes en moins.

Un PCA pour chaque site

Chacun des sites a son plan. Il prévoit par exemple d’étendre les plages de travail de huit à dix heures pour certains métiers ou de réduire le nombre d’équipes. Par exemple, elles sont sept par réacteur nucléaire. Une des équipes est mise "au vert" pour être capable de remplacer une équipe contaminée au pied levé, "à l’instar de ce qui est fait dans l’armée ou chez les pompiers", précise le porte-parole d’EDF.

Le plan peut aussi prévoir de redimensionner la taille des équipes de jour sur le modèle de celles de nuit, de solliciter des personnels d’EDF ayant les compétences de conduite, mais travaillant sur un autre poste ou de faire appel à des personnels d’un autre site.

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La garde des enfants à organiser

La seule chose que le plan n’avait pas prévu, c’est la fermeture générale des crèches et écoles entraînant la mise à l’arrêt "maladie" des parents devant garder leurs enfants de moins de 16 ans. Vendredi 13 mars après-midi, au lendemain de l’annonce du Président de la République, les services d’EDF s’activaient pour organiser les disponibilités. "A date, aucun site nucléaire ou hydraulique n’a encore eu à activer le plan de continuité d’activité", prévenait le porte-parole.

Même en Italie tout va bien

L’entreprise avait, vendredi 13 mars, recensé dix cas de contamination sur les 130 000 personnes travaillant dans le groupe en France, dont trois exerçant dans les centrales nucléaire de Belleville (Cher), Fessenheim (Haut-Rhin) et  Cattenom (Moselle). Et même en Italie où, via sa filiale Edisson, EDF opère 91 centrales hydroélectrique, 14 centrales combiné gaz, 38 parcs éoliens, huit fermes photovoltaïques et une unité biomasse, le groupe continue à produire normalement, et à garantir l’approvisionnement des réseaux. Il assure bien sûr qu’en France, la sûreté nucléaire est garantie et reste une priorité.

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