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Partir à la rencontre de l’équipe de France de l’industrie avec La French Fab

À travers un éclairage inédit sur les métiers industriels, la 13e édition de la Semaine de l’industrie (du 18 au 24 novembre) répond à un enjeu d’attractivité majeur. Nicolas Dufourcq, Directeur général de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), revient sur les opportunités offertes par un secteur en renouveau. Un appel à la jeunesse, mais aussi à la mixité, à l’heure où l’innovation contribue à réindustrialiser la France.

Partir à la rencontre de l’équipe de France de l’industrie avec La French Fab

À l’heure de la Semaine de l’industrie, quel premier bilan faites-vous du « Tour de France de nos industries » qui promeut le secteur industriel auprès des publics scolaires et des étudiants tout au long de l’année ?

Le Tour de France de nos industries, organisé avec l’OPCO 2i, suit son cours, le bilan à mi-parcours est très satisfaisant. Depuis la rentrée, nous avons déjà permis à plus de mille collégiens, lycéens et étudiants à travers la France de découvrir les métiers de l’industrie, emmenés par le bus de La French Fab au cœur des usines de notre territoire. Et nous ne sommes qu’à mi-chemin, les rencontres vont se poursuivre jusqu’en décembre pour couvrir les 13 étapes de la tournée.

Les jeunes se montrent particulièrement intéressés. Ils s’étonnent souvent de la propreté des sites industriels qui se révèlent techniques et scientifiques. L’expérience se montre encore plus complète lorsqu’ils découvrent la programmation des machines, ou prennent conscience des interventions d’urgence à réaliser sur les chaînes de production.

Ces immersions au cœur du secteur industriel contribueront-elles à réindustrialiser la France ?

L’un des narratifs porte sur la reconquête de la souveraineté et la dépendance nationale. Pour gagner cette bataille, la valorisation du secteur industriel suppose de communiquer. Nous avons besoin d’une mobilisation générale ! La démarche porte ses fruits, malgré un contexte économique parfois décourageant au regard des annonces de fermetures d’usines.

Pour autant, derrière les principales unités industrielles des marques connues du grand public, la réalité du tissu industriel repose sur des PMI de trente à cinquante salariés. Certaines s’avèrent particulièrement techniques. Elles irriguent les territoires, et constituent l’écosystème de La French Fab. Ces entreprises sont solidaires les unes des autres, elles se rencontrent sur les salons professionnels. Elles composent l’équipe de France de l’industrie. À l’occasion de la Semaine de l’industrie, notre volonté est de permettre au grand public de connaître, de comprendre, mais aussi de rencontrer ces PME et ces ETI souvent familiales.

Dès lors, quels sont les atouts de l’industrie pour attirer une nouvelle génération d’étudiants ?

Le secteur industriel s’adresse à tous les jeunes qui ne souhaitent pas passer leur vie derrière un écran ! Une machine doit être programmée, mais il faut traiter aussi des questions logistiques et de la production au quotidien. Dans l’industrie, les femmes et les hommes sont en mouvement. Nous sommes sur des activités à 360° à même de répondre aux attentes des jeunes aujourd’hui. Les salaires sont meilleurs également comparés au secteur des services, et les perspectives d’évolutions de carrière plus rapides.

À l’heure de la mixité, les femmes sont-elles l’avenir de l’industrie ?

Le regard sur l’industrie évolue peu à peu, y compris chez les filles. C’est un enjeu essentiel alors que 60 000 emplois sont ouverts dans le secteur industriel. Elles constatent qu’elles peuvent occuper des responsabilités et progresser dans un milieu masculin qui cherche à rééquilibrer la parité homme-femme.

L’orientation vers l’industrie pouvait être perçue comme un choix difficile hier, mais aujourd’hui, il alimente les plus belles réussites. À l’échelle internationale, les exemples sont nombreux de jeunes femmes de talent qui occupent des postes à haute responsabilité dans les secteurs de la mobilité, de l’électronique, des cosmétiques, de la pharmacie ou encore du recyclage.

Le secteur industriel peut-il répondre aussi à la quête de sens recherchée par les jeunes ?

L’industrie s’est engagée dans la décarbonation à travers la transition énergétique. Elle se donne les moyens de relever ce défi grâce à l’éco-conception, à l’économie circulaire, à l’électrification des process de production ou des transports. Les jeunes qui s’engagent dans le secteur industriel ont l’opportunité d’agir également à travers l’innovation, en développant des produits moins énergivores.

Dans un monde toujours plus digital et virtuel, l’amour de l’objet et de la machine est aussi le propre de l’industrie. Le secteur se révèle également très humain dans son approche.

Quels enseignements tirez-vous du « Tour de France de nos industries », comme des dernières éditions des Semaines de l’industrie ?

Il faudra encore beaucoup de force, de conviction et de transparence pour révéler la réalité de l’industrie d’aujourd’hui. Je reste lucide et optimiste. Faire converger les inventivités demandera encore du temps, des capitaux, des ingénieurs. Pour autant, nous disposons des capacités d’investissement, de l’ingénierie et des créateurs à même de faire rayonner l’industrie. Et on y arrivera !

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