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Bpifrance : un Tour de France de nos industries à la rencontre des jeunes

Le dispositif déployé par Bpifrance en partenariat avec OPCO 2i, sillonnera la France tout au long de l’automne. 5000 participants, collégiens, lycéens et étudiants, sont attendus à travers 13 étapes. L’événement vise à favoriser l’immersion dans les usines, à échanger avec les industriels, et à valoriser les métiers de la filière à l’heure de la réindustrialisation de la France. Explications de Julien Noronha, directeur exécutif en charge de la communication de Bpifrance.

 

BPI

Quelle est la raison d’être de ce Tour de France de nos industries ?

Elle repose sur la réindustrialisation du territoire. Cet objectif suppose de mettre en place des moyens financiers, de soutenir le développement des starts-up comme des TPE/PME ou des grandes usines. Mais pour cela, l’industrie a besoin de talents. Le recrutement s’avère fondamental pour transformer l’industrie française. 60 000 postes sont à pourvoir dans l’industrie. Cet enjeu de recrutement s’inscrit aussi dans la volonté de repositionner la France sur la scène industrielle internationale.

Comment expliquez-vous le désamour des jeunes pour l’industrie ?

Nos jeunes ne connaissent pas l’industrie. Ils possèdent l’image des usines d’un autre temps. Ils n’ont pas conscience des transformations engagées en matière de transition énergétique, d’internationalisation et de digitalisation, ni de la place de l’humain dans cette filière.

À l’occasion de ces rencontres, ils côtoient des chefs d’entreprise engagés, des femmes et des hommes impliqués dans les territoires, passionnés par leur métier. Ces entrepreneurs industriels sont aussi des portes-étendards de La French Fab. Les jeunes prennent conscience que dans des structures telles que les ETI et les PME, ils seront aux contacts des dirigeants. Ils comprennent qu’ils pourront porter des projets.

Précisément, comment se déroule cet évènement ?

Le symbole de la tournée repose sur son bus bleu. Elle s’organise autour de 13 dates, dans 12 régions, avec la présence d’une douzaine d’industriels. Lors de chaque étape, nous permettons le matin à des collégiens de visiter une usine, de découvrir les différents métiers -ingénieurs, commerciaux, marketing…- qui la composent. L’enjeu est aussi de donner l’envie aux collégiennes de s’orienter vers la filière mathématique et scientifique pour devenir ingénieures.

Au cours de cette journée, nous nous adressons ensuite aux lycéens pour les sensibiliser au monde de l’industrie de manière à alimenter leurs réflexions en matière d’orientations. Enfin, l’accent porte sur les étudiants en recherche de stage ou curieux des métiers de l’industrie. Dans le même temps, des masterclass sont organisées en association avec le secteur éducatif. Nous proposons à des industriels de témoigner auprès de jeunes pour présenter leur entreprise, et montrer que le secteur a besoin d’eux.

L’objectif est-il d’ouvrir le dialogue entre les jeunes et l’industrie ?

Les échanges sont au cœur du Tour de France de nos industries. Nous cherchons à créer un effet de projection. En projetant les jeunes dans un site industriel, avec une diversité de métiers, nous espérons susciter des vocations.

5000 participants seront ainsi accueillis jusqu’au 5 décembre à Saclay. Le programme de rencontres et de visites se complète d’un dispositif digital avec la participation d’influenceurs lors de ces journées, de manière à amplifier l’événement via les réseaux sociaux. L’enjeu est de créer un effet miroir, de porter la voix des jeunes et de partager une première expérience industrielle. À Lyon, l’opportunité leur a été donnée de découvrir les Worldskills. Ils ont mesuré la passion des participants venus des quatre coins du monde. L’idée de ce Tour de France est de donner de la fierté à chaque métier.

Constatez-vous un regain d’attractivité en faveur du secteur industriel ?

Le dispositif déployé cette année dans les territoires s’appuie sur l’initiative lancée l’an dernier en Ile-de-France. Elle avait créé une dynamique et une énergie positive autour de l’industrie française. L’évènement se traduit par la participation d’industriels issus de secteurs diversifiés, ouverts, et engagés dans des projets forts, à travers des produits qui parlent aux jeunes.

Dans le même temps, nous soutenons 349 projets industriels portés par des starts-up, avec l’objectif d’atteindre les 500 projets par an. Nous investissons pour cela 35 milliards d’euros sur 4 ans.

Qu’attendez-vous de ce partenariat inédit avec l’OPCO 2i ?

L’organisme représente 29 filières industrielles. Il est impliqué dans la sensibilisation des jeunes et l’approche éducative. En tant que banque de l’industrie, il nous a semblé cohérent d’associer nos démarches de manière à créer une équipe de France de la réindustrialisation du pays. Nous mettons en commun nos connaissances et notre savoir-faire.

L’idée repose sur un partenariat main dans la main pour attirer des talents, parler aux jeunes, et contribuer à la réindustrialisation du pays. Nous avons tout pour réussir ce challenge : les moyens financiers, l’engagement des acteurs institutionnels, de l’État, des régions et des fédérations, et surtout l’ambition des entrepreneurs.

Contenu proposé par Bpifrance