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Industrie du sport : coup de projecteur sur les besoins d’un secteur sous-estimé

Le 5 juin dernier, l’ensemble des acteurs économiques du sport français étaient réunis à Paris pour une journée de conférences organisées par Bpifrance. Nous sommes allés à la rencontre des industriels de ce secteur pour découvrir un monde bouillonnant d’idées et à la recherche de soutien pour maintenir son excellence.

 

Industrie du sport : coup de projecteur sur les besoins d’un secteur sous-estimé

Sport Définition avait lieu en plein cœur de l’Arena Porte de la Chapelle (ou Adidas Arena de Paris). À la place des entraînements du club de Paris Basketball se tenaient nombre de conférences sur l’économie du sport. Si ce milieu rayonne par la performance de ses athlètes, on en oublierait presque que l’intégralité des équipements sportifs utilisés sont fabriqués par des industriels beaucoup moins visibles et pourtant fortement mis à contribution à la veille des Jeux Olympiques de Paris.

Dans cette industrie, la France compterait de nombreux entrepreneurs dynamiques et forts de suggestions pour accroître la compétitivité du pays. Nombre d’entre eux sont notamment membres de la French Fab, la communauté des industriels en mouvement, et nous expliquent leur vision.

Faire de la durabilité un argument de compétitivité typiquement français

C’est le cas de Benjamin Saada, fondateur et actuel CEO de Fairmat. Cette ETI française, fabrique des équipements sportifs tels que les raquettes de Tennis dans un matériau haute performance issu du recyclage de déchets de fibres de carbone. « Nous utilisons les déchets des éoliennes ou encore de l’industrie aéronautique qui jusqu’à présent étaient très difficiles à retraiter. Nous en faisons un matériau de très haute performance pour que les équipements sportifs soient en phase avec les attentes des milieux sportifs et participent à la réduction des émissions carbone de tous les acteurs du sport. »

Si l’entreprise fait de la durabilité un argument compétitif, le CEO de Fairmat souligne que le manque de normes dans le domaine sportif freine la compétitivité de son entreprise. « Les normes actuelles ne sont pas en phase avec la réalité du marché et les référentiels employés pour mesurer la durabilité du produit sont mal calibrés. » Dans ce cas de figure, les produits de Fairmat se frotteraient à la concurrence étrangère moins coûteuse bien que moins éco-responsable pour les acteurs du sport en France.

Profitant de la tribune mise à sa disposition à Sport Définition par Bpifrance, l’industriel exhorte donc les pouvoirs publics à agir en ce sens et mettre en place un cadre normatif suffisant pour « équilibrer les règles du jeu. » L’objectif à termes étant de « permettre aux industriels français de pleinement se servir de leurs capacités d’innovation comme d’un argument compétitif, en particulier dans le durable qui est un impératif mondial. »

Un souhait qui semble faire écho aux attentes de la jeunesse, très impliquée dans les sports. En effet 73% des étudiants¹ se disent concernés par les problèmes environnementaux et la manière dont ils peuvent contribuer à les résoudre.

Redorer l’image de l’industrie manufacturière auprès des jeunes

À l’inverse, cette jeunesse ne serait pas particulièrement intéressée par ce que les industriels ont à leur proposer en termes de plan de carrière. C’est en tout cas l’observation de Jean-Claude Behr, dirigeant de Metalu Plast. Cet industriel fabrique des équipements sportifs en aluminium tels que des buts de foot ou encore des paniers de basket qui ont notamment participé à la campagne de modernisation des infrastructures sportives entreprise en amont des JO de Paris.

Jean-Claude Behr fait donc face à un déficit majeur d’ouvriers qualifiés sortant des filières éducatives traditionnelles. Avec d’autres industriels, Metalu Plast a donc choisi de soutenir un projet d’école privée formant des jeunes à des métiers en tension de l’industrie. « L’école s’appelle la Metal Academy et offre une opportunité pour tous les jeunes en échec scolaire en les formant à des métiers très opérationnels, qui représentent 70% de nos besoins, tels que la chaudronnerie. » Si Jean-Claude Behr a choisi de passer à l’action, il espère tout de même plus d’aides publiques. « C’est ça le vrai combat. Intéresser les jeunes cela reste facile en comparaison. Ils n’aspirent qu’à se voir offrir des opportunités. »

Une observation qui semble faire écho à la stratégie de Bpifrance. À Viva Technology, alors que nous rencontrions Julien Noronha, directeur de la communication, celui-ci nous expliquait comment la revalorisation de l’industrie manufacturière auprès de la jeunesse était l’un des piliers fondamentaux de la stratégie de réindustrialisation portée par Bpifrance. « On ne peut plus présenter l’usine comme la destination des mauvais élèves. C’est au contraire là où convergent les innovations technologiques et les expertises techniques les plus pointues. C’est aussi la certitude de participer très concrètement à l’essor économique de la France. »

¹Étude réalisée par Opsio et Back Market 

Contenu proposé par Bpifrance