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À Vivatech, Bpifrance associe l’investissement et l’innovation pour la réindustrialisation française

Dans le cadre du plan France 2030, le renouveau du secteur industriel français doit passer par une coopération intégrale entre le monde de l’investissement, de la tech et de l’entrepreneuriat. C’est en tout cas la vision portée par Bpifrance et La French Fab lors de la conférence « Néo Industrie » à Viva Technology 2024.

 

À Vivatech, Bpifrance associe l’investissement et l’innovation pour la réindustrialisation française

Dans le cadre du plan France 2030, le renouveau du secteur industriel français doit passer par une coopération intégrale entre le monde de l’investissement, de la tech et de l’entrepreneuriat. C’est en tout cas la vision portée par Bpifrance et La French Fab lors de la conférence « Néo MIndustrie » à Viva Technology 2024.

« Nous avions un Vivatech coq rouge, aujourd’hui nous vous proposons un Vivatech coq bleu¹. ». Nicolas Dufourcq introduisait ainsi la conférence donnée par Bpifrance, dont il est directeur général, sur la prestigieuse Stage One de Viva Technology. Il décrit ainsi le renouveau de l’industrie française, voulu par le plan France 2030, dont Bpifrance est l’un des principaux maîtres d’œuvre, avec le soutien de La French Fab, la communauté des industriels en mouvement. Un renouveau qui porte le nom de « Néo industrie » et qui passerait par l’émergence d’une nouvelle génération de chercheurs-entrepreneurs porteurs de projets à forte valeur ajoutée, notamment dans la deeptech.

Mêler les capacités d’innovation françaises au renouveau industriel

Mais alors qu’est-ce que signifie exactement le terme de Néo industrie ? « Il s’agit d’une industrie transformée et transformante » nous explique Julien Noronha, directeur exécutif en charge de la Communication chez Bpifrance. « Transformante par sa capacité à innover et proposer sur le marché de nouveaux produits et solutions. Pour cela, la France a parmi les meilleurs ingénieurs et chercheurs. » Après l’innovation, la néo-industrialisation de la France s’appuierait sur 3 autres piliers majeurs : la transition écologique et énergétique, la capacité à monter à l’échelle internationale rapidement, et enfin la transmission à la jeunesse.

Une réindustrialisation durable

Alors que le secteur industriel (associé à la construction et au BTP) est toujours responsable de 13% des émissions carbones totales de la France, les lois Energie Climat et le Pacte vert Européen ont largement encadré les obligations écologiques de ce secteur. Pour Bpifrance il est donc important que « la réindustrialisation se fasse en accord avec les objectifs écologiques et énergétiques du pays » témoigne Julien Noronha. « C’est pour ça que l’on parle d’une industrie transformée. Ces nouvelles entreprises doivent émerger en appliquant directement les technologies et les méthodes les plus efficientes en matière de productivité, d’écologie et d’énergie. »

Vers l’internationalisation

Pourtant, avant d’en arriver là, encore faudrait-il trouver les financements. De l’aveu même du Ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Énergie, « par manque de moyens,nous avons des centaines d’entrepreneurs qui n’ont pas encore sauté le pas et créé une véritable industrie. » Roland Lescure, invité de cette conférence, en profitait ainsi pour appeler les investisseurs présents à soutenir ces jeunes entrepreneurs. « Les projets sont là, l’argent public est là,²mais nous avons encore besoin de beaucoup de capitaux privés. »

De son côté, Bpifrance dispose aussi de leviers pour accélérer le passage à l’échelle des startups et PME industrielles françaises. L’accélérateur « Néo Startups Industrielles » est l’un des principaux et apporte à la fois un support financier et des expertises sur toutes les phases de croissance de l’entreprise. « Nous tâchons de les aider à dépasser les silos qui peuvent exister dans la vie d’un entrepreneur en les mettant en relation avec ceux qui ont le pouvoir d’accélérer et de structurer leurs entreprises » explique Julien Noronha. Des récits à retrouver sur le replay de l’événement.

Bpifrance conviait ainsi, lors de cette conférence, plusieurs de ces chercheurs-entrepreneurs, ainsi que des acteurs de l’investissement. Ces derniers ont partagé nombre de conseils sur les trois phases majeures du lancement pérenne d’une entreprise industrielle : l’amorçage du projet, le début de l’industrialisation, et enfin le passage à l’échelle (scale-up).

Au-delà d’un public d’entrepreneurs et d’investisseurs, c’est aussi la jeunesse qui était visée par la conférence « Néo Industrie ».

Préparer l’avenir et la jeunesse

« Aujourd’hui, on dit encore aux jeunes que s’ils ne sont pas bons élèves, ils iront travailler à l’usine » admet Julien Noronha. « C’est tout l’inverse ! Pour travailler à l’usine, il faut des compétences pointues. » Pour encourager l’entrepreneuriat industriel, mais aussi le recrutement dans un secteur qui a vu son nombre de postes vacants doubler en 2023 (passant de 30 000 à 60 000), il y aurait donc un travail de revalorisation à faire.

Nous emprunterons ainsi la conclusion du discours de Roland Lescure, Ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Énergie, qui faisait écho à cette problématique en s’adressant directement à l’audience de la conférence « Néo-Industrie ».

« Nous avons besoin de vous pour nous aider à réindustrialiser le pays, à innover, mais surtout porter le message aux prochaines générations que tout est possible. »

¹Le coq rouge désigne le label La French Tech et le coq bleu est celui de La French Fab.

²Le Ministre fait notamment allusion à l’appel à projets «Première Usine» permettant de bénéficier de subventions publiques importantes.

Contenu proposé par Bpifrance