L'expertise d'Orano continue de convaincre à l'international. Le groupe français a indiqué lundi 27 juin avoir décroché un contrat avec l'Agence de l'énergie atomique japonaise (JAEA), qui lui demande de transporter et de traiter 111 tonnes de déchets nucléaires. Cet accord, préparé depuis novembre 2018, lui permettra de récolter environ 250 millions d'euros, ce qui représente un peu plus de 5% de son chiffre d'affaires de l'année 2021 (4,73 milliards).
Le contrat porte sur 731 assemblages de combustibles usés issus du réacteur de Fugen, situé à Tsuruga, à une cinquantaine kilomètres au nord de Kyoto, a précisé Orano dans un communiqué. Les travaux techniques comprennent « la mise à disposition d'une flotte d'emballages de transport qui répond aux règlementations nationales et internationales en matière de sûreté et de sécurité », le transport par voie maritime « avec des partenaires de longue date à l'expertise reconnue », le recyclage des combustibles à La Hague (Manche) et enfin « le conditionnement des déchets ultimes qui seront renvoyés au Japon ».
Un succès international
L'entreprise affirme qu'une partie des matériaux extraits lors des opérations pourra être récupérée « pour fournir de l’énergie bas carbone sur le réseau électrique en France et Europe » et rappelle qu'à l'échelle nationale, 10 % de l’électricité d’origine nucléaire provient de la valorisation de matières recyclées.
Frédéric de Agostini, directeur de la division emballages nucléaires et services d'Orano, a salué dans le communiqué la « relation de longue durée » qu'entretient le groupe avec ses partenaires japonais. Début 2020, le spécialiste nippon Nuclear Fuel Industries lui avait déjà commandé 32 assemblages combustibles Mox, fabriqués à l’usine de Chusclan (Gard). Mais le Japon n'est pas le seul pays à faire appel au géant français. L'usine de La Hague traite également des déchets nucléaires provenant par exemple d'Allemagne, de Suisse, de Belgique, d'Italie ou des Pays-Bas.



