Mode et luxe signent un nouveau contrat de filière pour mettre l'accent sur le développement durable, la formation et la relocalisation

Industriels, syndicats et gouvernement ont signé mercredi 29 mars le deuxième contrat stratégique de la filière luxe et mode. Parmi les axes d'action à venir figurent aussi bien la relocalisation, la promotion du made in France et le développement durable. 

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Signature du contrat stratégique mode luxe
La ministre de la Culture et son collègue de l'Industrie ont signé le contrat de filière Mode et Luxe mercredi 29 mars.

Deux ministres du gouvernement - Roland Lescure et Rima Abdul-Malak - assis à la même table que deux syndicalistes - Christophe Rohart et Adrien Guellec - pendant près d'une heure, c'est possible. Ce casting était réuni mercredi 29 mars pour la signature du nouveau contrat stratégique de la filière Mode Luxe, à l'occasion du salon Made in France - Première Vision, organisé à Paris. Le secteur couvert est large, puisqu'il comprend aussi bien le textile et l'habillement que la joaillerie, le cuir ou encore l'orfèvrerie et les arts de la table.  

Premiers succès

«Le premier contrat stratégique de la filière avait été signé il y a quatre ans, a rappelé Guillaume de Seynes, président du comité stratégique de filière et dirigeant de la maison Hermès. Si de multiples événements se sont produits depuis, la France a conservé son leadership dans le domaine». La ministre de la Culture, Rima Abdul-Malak, a confirmé de son côté les bons résultats de la filière, assurant que les autres secteurs les envient.

Les mesures pour les quatre prochaines années sont classées en quatre grandes catégories : l'attractivité des métiers et la formation, l'accompagnement des entreprises avec BPI France, le développement durable et l'acculturation numérique. Un communiqué commun du gouvernement insiste particulièrement sur la dimension écologique. «La transition écologique de la filière est accompagnée par un soutien renforcé à la relocalisation de la production : l’empreinte carbone de la filière textile française pourrait être divisée par deux en produisant en France. L’Etat a ainsi prévu 25 millions d’euros d’aides dans le cadre de France Relance pour accompagner les entreprises de ce secteur dans une démarche de transition écologique» est-il écrit. Des travaux seront mis en place avec la filière Déchets pour calculer la recyclabilité des différents produits et accélérer la décarbonation du secteur.

Made in France

Chaque grand objectif est ensuite décliné. Ainsi, l'objectif d'accompagnement des entreprises induit deux sous-objectifs : poursuivre leur soutien via des accélérateurs dédiés et accompagner la relocalisation des entreprises textiles habillement via «Objectif Made in France». Le détail des différents programmes figure dans le tableau récapitulatif ci-dessous. Pour consulter les mesures, cliquez sur l'image et accédez au PDF.

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