Mise en orbite autour de la Lune réussie pour l’atterrisseur japonais Slim

L’Agence japonaise d’exploration aérospatiale (JAXA) a réussi la mise en orbite de son atterrisseur lunaire le lundi 25 décembre. L’alunissage est prévu le 19 janvier heure française.

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Lanceur H-IIA Mitsubishi
L’agence spatiale japonaise Jaxa a lancé la fusée H-IIA jeudi 7 septembre avec, à son bord, le module lunaire Slim.

Enfin une bonne nouvelle pour le programme spatial japonais. L’atterrisseur lunaire japonais Slim (Smart Lander for Investigating Moon) a réussi sa mise en orbite de la Lune ce lundi 25 décembre. Surnommé «Moon sniper», le module tournera désormais sur une ellipse oscillant entre 600 km et 4 000 km d’altitude, en reliant les pôles nord et sud du satellite. L’altitude sera progressivement abaissée jusqu’à atteindre une orbite à 15 km pour préparer l’alunissage, prévu le 19 janvier (le 20 janvier heure du Japon).

L’atterrisseur lunaire doit se poser avec une précision inférieure à 100 mètres sur sa cible, située à proximité du cratère Shioli. «Il s'agit d'un atterrissage de haute précision sans précédent sur un corps gravitationnel tel que la Lune, et les résultats devraient contribuer aux programmes en cours, tels que l'exploration internationale de l'espace», a commenté la Jaxa début décembre. La fusée japonaise H-IIA, chargée du transport du module lunaire, a décollé début septembre après trois reports du décollage en raison de mauvaises conditions météorologiques selon la Jaxa.

Les déconvenues de l’exploration spatiale japonaise

Le programme spatial du Japon a essuyé plusieurs revers ces derniers mois. En octobre 2022, le lanceur Epsilon 6 de la Jaxa s’est autodétruit avec, à son bord, Raise-3, un satellite expérimental. En novembre de la même année, l’agence spatiale japonaise perdait la communication avec sa sonde lunaire «Omotenashi» peu après son éjection dans l’espace - à cause d'une défaillance de ses batteries. En mars 2023, son nouveau lanceur H-3 explosait en plein vol, après son lancement inaugural avorté un mois plus tôt. En avril, c’était au tour de l’entreprise privée japonaise ispace de connaître des déboires : la communication avec son atterrisseur lunaire Hakuto-R s’était perdue - probablement en raison d’un manque de carburant pour contrôler le freinage du module lors de son alunissage.

Avec son "Moon sniper", le Japon espère rejoindre la course très prisée de l’exploration du sol lunaire. Fin août, l’Inde rejoignait le club restreint des États ayant posé un engin sur le satellite, après les États-Unis, l’Union soviétique et la Chine. Son module Chandrayaan-3 devenait également le premier à se poser près du pôle sud, quelques jours seulement après le crash de la sonde russe Luna-25 dans la même zone.

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