En retard dans la course aux vaccins, les acteurs français de la pharmacie ont mis le cap sur la seconde génération des sérums anti-Covid-19, dont l'enjeu est une protection plus large face aux potentiels variants du virus. C'est l'objectif du produit élaboré par la biotech nantaise (Loire-Atlantique) OSE Immunotherapeutics, CoVepiT, qui a démarré la première phase de ses essais cliniques mercredi 26 mai. Ce spécialiste de l'immunologie français, qui compte 36 salariés, accusait un résultat net négatif de 16,5 millions d'euros en 2020 pour un chiffre d'affaires établi à un peu plus de 10,4 millions d'euros cette année-là.
Un volontaire a reçu une première injection. 48 autres font partis du panel, dont certains déjà vaccinés par un produit sur le marché. Les résultats sont désormais attendus pour septembre 2020.
Vaccin multi-variants
Développé en partenariat avec l'hôpital Européen Georges-Pompidou et le Centre d’investigation clinique Cochin-Pasteur à l’hôpital Cochin, à Paris, le candidat vaccin de OSE Immunotherapeutics repose sur des néo-épitopes, une molécule qui stimule la réponse immunitaire chez les patients. Le CoVepiT activerait les défenses des cellules T face à onze protéines du virus, en créant des cellules T miroir, qui seraient capables de générer une immunité pérenne contre tous les variants existants et futurs du Covid-19.
10,7 millions d'euros de financement publics
Dans cette course aux vaccins de seconde génération, la société de biotechnologie nantaise a reçu 10,7 millions d'euros de l'Etat via BPIFrance, dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA). L'investissement public couvrira les activités de R&D et permettra d'étendre les essais cliniques à d'autres pays européens.



