Les parcs éoliens en mer vont désormais interrompre complètement ou partiellement leur production d'électricité en période de prix négatifs, a annoncé le ministère chargé de l’Industrie et de l’Energie lundi 2 juin. Le gouvernement cherche ainsi à limiter l’impact sur les finances publiques.
«Du fait de l’obligation d’achat, même en période de prix négatifs, l’intégralité de la production des parcs éoliens était donc achetée au prix fixé par le contrat, et revendue sur les marchés, à prix négatif», a expliqué le ministère. «Cela avait donc un impact négatif sur les finances publiques et le système électrique.»
Premiers arrêts en mai
Les contrats d’obligation d’achat visant à soutenir les installations se sont donc retrouvés modifiés pour les trois parcs éoliens en mer de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Saint-Brieuc (Côte-d'Armor). Les premiers arrêts liés à ce changement ont déjà été appliqués trois semaines plus tôt, a précisé le communiqué, les 10 et 11 mai.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE), autorité administrative en charge des marchés de l’électricité et du gaz en France, avait présenté en novembre 2024 plusieurs solutions pour remédier aux prix négatifs de l’électricité. Elle conseillait notamment d'amender ces contrats d'obligation d'achat déjà signés pour introduire des incitations à l’arrêt lors des périodes de prix négatifs. Elle proposait également de réduire le nombre de nouveaux contrats de ce type, et surtout d’augmenter la flexibilité en développant les mécanismes de stockage.



