En quelques jours, deux projets industriels pour les batteries de véhicules électriques ont été lancés en Allemagne. Le premier concerne PSA, avec un investissement de 2 milliards d’euros sur le site de sa filiale Opel à Kaiserslautern. L’objectif est d’y implanter, entre 2023 et 2030, trois unités de production de cellules de batteries, dotées chacune de capacités de 8 GWh. De quoi équiper 500 000 véhicules par an. Ces cellules seront destinées aux sites allemands d’Opel à Eisenach (véhicules hybrides) et de Rüsselsheim (future version électrique de l’Astra), ainsi qu’à celui de Saragosse, en Espagne, pour la Corsa électrique. Les cellules pourraient aussi être utilisées dans des sites de PSA. Car le projet s’inscrit dans le plan stratégique du constructeur français pour son développement dans les véhicules électriques. Fin janvier, aux côtés du producteur de batteries Saft (groupe Total), PSA a lancé un projet de ligne pilote pour les cellules de batteries à Nersac (Charente), en vue de l’intégration de lignes de production de cellules au sein de l’usine PSA de Douvrin (Pas-de-Calais) dès 2023. Ce projet sera donc dupliqué chez Opel, pour des capacités similaires, de 24 GWh pour chacun des deux sites.
La seconde annonce émane de BASF. Le chimiste allemand va construire une usine de matériaux actifs pour cathodes pour les batteries de véhicules électriques à Schwarzheide. Le démarrage est prévu pour 2022, en même temps que la mise en service d’une usine de BASF à Harjavalta (Finlande), pour des précurseurs à base de nickel et de cobalt. Le groupe disposera ainsi d’une chaîne de valeur intégrée en Europe dans le domaine des matériaux actifs pour cathode, capables de répondre aux besoins de 400 000 véhicules par an, et se positionnera comme le seul au monde à disposer d’une telle filière sur trois continents. Depuis 2015, à travers des coentreprises avec le japonais Toda, BASF dispose déjà de deux sites de production au Japon et de deux autres aux États-Unis.



