Les atouts d’un réseau sans fil et sécurisé pour les parcs éoliens en mer

Dans le cadre de l’Alliance Eolien, lancée en juin, l’IRT b<>com travaille sur une solution de connectivité sans fil et sécurisée pour les parcs éoliens offshore. Nommé RAN industriel, le projet pourrait servir dans d’autres secteurs industriels ayant des sites distants et autonomes.
 

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Parc éolien en mer de Saint-Brieuc
La première éolienne du parc éolien en mer de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a été connectée au réseau en juillet 2023.

Situés à 30, voire 70 kilomètres des côtes, les parcs éoliens offshore communiquent avec les infrastructures terrestres via des câbles sous-marins. Car une telle distance exclut les connexions sans fil classiques. Mais cela les expose à des risques de cybersécurité, de rupture de câble et une absence de redondance pour assurer la continuité informatique. D’où le projet de RAN industriel lancé par b<>com, un institut de recherche technologique (IRT).

Utiliser la 5G ou la 6G

Son principe : une solution sans fil et souveraine pour un échange d’informations chiffrées et de traitement de données, a priori grâce à un réseau 5G ou 6G. Mais l’IRT regarde aussi du côté des réseaux satellitaires. Pour la data, b<>com imagine équiper les parcs éoliens d’un concentrateur, capable de collecter toutes les données obtenues par les capteurs du site – qu’ils soient fixes ou mobiles comme des robots sous-marins au pied des éoliennes – ainsi que les communications voix et data des personnes de la maintenance. Le projet, de deux à trois ans, pourrait intéresser d’autres secteurs ayant des sites industriels distants et isolés, comme des barrages.

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