Situés à 30, voire 70 kilomètres des côtes, les parcs éoliens offshore communiquent avec les infrastructures terrestres via des câbles sous-marins. Car une telle distance exclut les connexions sans fil classiques. Mais cela les expose à des risques de cybersécurité, de rupture de câble et une absence de redondance pour assurer la continuité informatique. D’où le projet de RAN industriel lancé par b<>com, un institut de recherche technologique (IRT).
Utiliser la 5G ou la 6G
Son principe : une solution sans fil et souveraine pour un échange d’informations chiffrées et de traitement de données, a priori grâce à un réseau 5G ou 6G. Mais l’IRT regarde aussi du côté des réseaux satellitaires. Pour la data, b<>com imagine équiper les parcs éoliens d’un concentrateur, capable de collecter toutes les données obtenues par les capteurs du site – qu’ils soient fixes ou mobiles comme des robots sous-marins au pied des éoliennes – ainsi que les communications voix et data des personnes de la maintenance. Le projet, de deux à trois ans, pourrait intéresser d’autres secteurs ayant des sites industriels distants et isolés, comme des barrages.



