Ils seront chargés de localiser et récupérer les données d'objets depuis l'espace. Les cinq derniers nanosatellites de l’opérateur satellitaire français Kinéis ont été mis en orbite, mardi 18 mars, après un lancement depuis la Nouvelle-Zélande. Ceux-ci ont rejoint les vingt autres satellites déjà en opération afin de former une constellation dédiée aux objets connectés à environ 650 kilomètres d’altitude. Le premier lot de satellites a rejoint l’espace en juin 2024.
Assemblés à Toulouse (Haute-Garonne) par le constructeur Hemeria, les 25 satellites de 1,40m sur 1,60m pour 28 kilogrammes chacun, constituent la première constellation européenne pour l’Internet des objets. La constellation s’appuie également sur un réseau terrestre de 20 stations réparties à travers le globe. Celles-ci permettent de récupérer les données des satellites. Le système couvre la totalité du globe, avance l’entreprise, dont les zones non-couvertes par les systèmes de télécommunications actuels, soit 85% de la surface terrestre.
Un temps de revisite de 15 minutes
Avec des satellites propulsés à près de 8 kilomètres par seconde, la constellation assure un temps de revisite – le délai nécessaire pour qu'un satellite repasse par le même point – de 15 minutes au maximum. La constellation surpasse donc largement les 2 à 4 heures de latence de son prédécesseur, le système Argos, vieux d’environ quarante ans, équipé de neuf satellites également opérés par Kinéis depuis 2019.
Suivi de conteneurs, localisation de petits navires ou encore d’animaux d’élevage, la constellation ambitionne la connexion de 2 millions d’objets connectés en dix ans, contre 20000 pour Argos aujourd’hui. L'entreprise prévoit de passer en phase commerciale début juin 2025.

- 58.7+6.53
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en euros€/baril
- 69.4+7.26
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en dollars$ USD/baril
- 95.92+1.23
9 Avril 2026
Pétrole Brent contrat à terme échéance rapprochée$ USD/baril
Exemple de cas d'usage : en juin 2024, le spécialiste du spatial français a signé un partenariat avec la jeune pousse allemande Dryad Networks. Cette dernière déploie dans les massifs forestiers des réseaux de capteurs de gaz connectés afin de détecter les incendies. Objectif : repérer les départs de feu au plus tôt afin de permettre aux pompiers de gagner un temps précieux pour empêcher le départ de mégafeux.
Issue de CLS, une filiale du Centre national d’études spatiales (CNES), l’entreprise d'une soixantaine de salariés, fondée en 2018 à Toulouse (Haute-Garonne), espère atteindre 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026.



