C’est avec Storengy que GazelEnergie a signé un partenariat en vue de reconvertir sa centrale à charbon de Saint-Avold (Moselle).
Après sa fermeture en 2022, la centrale Émile Huchet laissera place à une unité de production d’hydrogène vert, a annoncé l’énergéticien. Une première unité d’électrolyse de 5 MW alimentera, dès 2023, quinze bus de l’agglomération et des industriels français, mais aussi peut-être allemands. Ce projet Emil’Hy pourrait grandir jusqu’à une capacité de 50 à 100 MW d’électrolyse. Au départ stocké en surface sur place, le gaz pourrait être acheminé par un hydrogénoduc à construire dans une cavité saline de Storengy à 70 km de là, près de Nancy (Meurthe-et-Moselle).
Ce projet n’est pas une première. Depuis plusieurs années, Storengy, la filiale d’Engie spécialisée dans le stockage de gaz qui compte 1 000 salariés, investit comme développeur et producteur de gaz renouvelables, biométhane et hydrogène vert. Quatre projets de 2 à 3 MW d’électrolyse sont déjà en construction, dont un à Châteauroux (Indre) et un au Royaume-Uni. Onze autres totalisant 50 MW d’électrolyse sont à l’étude ou en développement. L’un d’eux, Hygreen Provence, prévoit le stockage de 10 000 tonnes d’hydrogène dans deux cavités salines de l’entreprise à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence). Il est monté avec Air liquide et Engie, la maison mère qui se réserve les gros projets hydrogène.
À Bordeaux (Gironde), un projet vise à trouver des débouchés dans le maritime et les transports à 3 000 tonnes d’hydrogène fatal produites par une usine du chimiste Nouryon. En Nouvelle-Aquitaine et en Centre-Val de Loire, Storengy développe également deux projets de production de méthane de synthèse par méthanation à partir d’hydrogène vert et de CO2 captés sur des unités de méthanisation.



