Avec sa double nationalité franco-américaine, Antoine de Chassy a un pied de chaque côté de l’Atlantique. Et c’est en 2017 que cet ingénieur géophysicien, a cofondé Loft Orbital avec Alex Greenberg et Pierre-Damien Vaujour.
La start-up compte désormais près d’une quarantaine de salariés, répartis entre le siège à San Francisco et une filiale à Toulouse opérationnelle depuis novembre 2019. Dans sa conquête du new space, cet entrepreneur de 56 ans, s’inspire des recettes du succès de l’industrie high-tech : tout comme Amazon a révolutionné l’accès aux ressources informatiques avec le cloud, il veut faciliter l’accès au secteur spatial en louant et en mutualisant des capacités satellitaires.
Avant de fonder Loft Orbital, le dirigeant a beaucoup appris chez Spire, l’une des start-up californiennes les plus emblématiques du new space, en tant que responsable du développement pendant deux ans. À la tête de Loft Orbital, il sait qu’il doit s’adapter à toutes les situations, même à une pandémie mondiale imprévue. "Nous poursuivons nos recrutements. Nos entretiens d’embauche se font en ligne", explique-t-il.
Véritable vétéran de l’équipe – c’est le plus âgés des trois fondateurs –, Antoine de Chassy apporte sa connaissance en profondeur de l’industrie spatiale : il cumule vingt-cinq ans d’expérience dans le domaine des services de satellites d’observation de la Terre. A partir de 2006, il a occupé des postes de direction au sein de la filiale d’Airbus aux États-Unis spécialisée dans les données géospatiales.



