Le très sérieux projet de bombardier d'eau français avance petit à petit

Lancé en 2023, le projet d’avion bombardier d’eau Frégate-F100 a gagné en maturité. Alors que plusieurs partenariats industriels ont été noués, la start-up girondine Hynaero a collecté assez de fonds pour lancer une première phase de développement. L’entrée en service de cet appareil, qui pourrait répondre aux besoins de renouvellement des très vétustes Canadair, est prévue pour 2031.
 

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Le futur bombardier d'eau Frégate-F100 de la start-up Hynaero pourrait entrer en service en 2031. Et contribuer à renouveler la flotte des vieux Canadair français.

Le Fregate-F100 n'est plus un projet, c'est devenu un programme. Un peu plus d'un an après le lancement de ce futur hydravion bombardier d'eau tricolore, David Pincet, l'un des cofondateurs de la start-up girondine Hynaero, témoigne de l'engouement qui porte l'un des plus singuliers projets aéronautiques actuels.

Cet appareil fait figure de chevalier blanc, alors que l'état de la flotte française de Canadair ne cesse de se dégrader. Depuis le printemps, la jeune pousse est parvenue à couvrir les besoins d'une première phase de développement, consistant à valider la faisabilité du concept. Soit un investissement total de près de 800000 euros.

Une deuxième levée de fonds en projet

Hébergé dans les bureaux de l'incubateur Bordeaux Technowest, à Mérignac (Gironde), Hynaero prépare une deuxième levée de fonds plus ambitieuse, de 15 millions d'euros, pour financer la phase de conception de l'avion. En parallèle, des partenariats ont été noués ces derniers mois avec les sous-traitants Aresia (ex-Rafaut) et BT2i, ainsi qu'avec le centre français de recherche aérospatiale (Onera). Des discussions sont ouvertes avec la Turquie et le Maroc, intéressés parce programme.

Après la construction de deux prototypes entre 2028 et 2029, suivie des vols d'essais et de la certification de 2029 à 2031, Hynaero compte livrer deux ou trois appareils par an durant les trois premières années, puis dix à partir de 2035. Un emplacement au niveau de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac est déjà réservé pour la future usine.

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