Espérons qu’il y aura plus de transparence dans l’enquête sur le déraillement du TGV Est que pour les accidents précédents.
Le PDG de la nouvelle SNCF, Jean-Pierre Farandou, veut se démarquer de son prédécesseur Guillaume Pepy. Il a réaffirmé sa volonté de relancer le fret ferroviaire et propose au gouvernement avec les autres opérateurs des mesures pour convaincre les chargeurs de revenir, avec des aides financières. Il est bien conscient que la situation doit aussi évoluer sur le réseau. "Les trains de fret circulent la nuit avec les travaux. Au lieu de rouler à 100 km / h, ils avancent à 30 km / h. Il faut régler le problème de la priorité et exiger qu’un certain nombre de sillons de bonne qualité soient réservés au fret." Pour cet homme qui parle "cheminot première langue", la SNCF a de l’avenir en France. Contrairement, à l’ancienne SNCF qui supprimait des trains et des gares, il veut faire de la gare "un lieu de service public", y compris dans les petites villes. Et il veut renouer le dialogue avec les cheminots. Il veut aussi une SNCF humaine. Sur l’année 2020, la baisse des effectifs sera de 900 salariés, soit 0,7 %. Rien à voir avec les réductions massives des années précédentes.



