Le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, réclame depuis des mois des investissements massifs dans le rail, au nom de la transition écologique. Son souhait est sur le point de se voir exaucé. La Première ministre Elisabeth Borne doit annoncer vendredi 24 février un plan d'investissement de 100 milliards d'euros d'ici à 2040, exclusivement destiné au secteur ferroviaire. Une somme qui ne sera pas uniquement apportée par l'Etat, mais partagée avec de multiples acteurs, tels que les collectivités, l'Union européenne et les opérateurs. Des discussions seront justement menées en mars avec les régions et les partenaires concernés afin de disposer dès le mois de juin d'une planification précise.
Lancer les RER métropolitains
L'exécutif prévoit de s'appuyer sur le rapport du Conseil d'orientation des infrastructures (COI), qui sera justement remis à Matignon ce vendredi. Selon les premières informations recueillies par différents médias, il devrait opter pour un scénario dit de « planification écologique », censé favoriser le report de la route vers les transports collectifs et la décarbonation. Il impliquerait une nette augmentation des moyens dégagés jusqu'à présent, à hauteur de 84,3 milliards d'euros rien que sur la période 2023-2027.
Parmi les priorités envisagées par le gouvernement, Elisabeth Borne devrait officialiser le lancement des RER métropolitains, dans dix grandes agglomérations françaises. La Société du Grand Paris (SCP), actuellement chargée du chantier éponyme, devrait devenir responsable de ce dossier, aux côtés de SNCF Réseau. Le sort des grands projets de LGV, comme le Bordeaux-Toulouse ou le tunnel Lyon-Turin, s'avère quant à lui plus incertain, l'exécutif prévoyant de mettre avant tout l'accent sur les mobilités du quotidien.



