Il y a urgence à industrialiser le procédé de séquestration carbone naturel de la start-up française NetZero. Cette dernière sait transformer, par pyrolyse, des déchets agricoles secs de type marc de café, noix de coco, cosse de cacao ou balles de riz en biochar.
Cette poudre noire sert ensuite de fertilisant pour les sols pauvres des zones tropicales séquestrant pour au moins cent ans le CO2 absorbé par les plantes. À l’heure où, pour compenser leurs émissions résiduelles de carbone, les entreprises ne peuvent plus vraiment compter sur les programmes de reforestation, dont les modes de certification des crédits carbone montrent chaque jour leurs limites, le biochar et son potentiel de captation carbone de 1 à 2 milliards de tonnes par an dans le monde, intéresse. CMA CGM, L’Oréal et Stellantis ont investi 11 millions d’euros dans NetZero. Ce qui permettra d’améliorer l’automatisation des unités de production, dont deux démonstrateurs tournent au Congo et au Brésil.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3717 - Avril 2023



