L'électricité d'origine nucléaire va atteindre un niveau record en 2025, les près de 420 réacteurs en activité représentant un peu moins de 10% de la production mondiale d’électricité, affirme l'Agence internationale de l'énergie (AIE) jeudi 16 janvier 2025. En revanche, elle change de centre géographique, vers la Chine plutôt que les pays du nucléaire historique comme la France ou les Etats-Unis.
La production d'électricité d'origine nucléaire, décrite comme "stable et flexible", s'est élevée à 2.742 TWh en 2023 et devrait être de 2.843 TWh en 2024. Pour 2025, elle devrait atteindre environ 2.900 TWh. Plus de 63 réacteurs sont en cours de construction dans le monde, représentant 70 gigawatts de nouvelles capacités nucléaire, ce qui représente l'un des niveaux les plus élevés des 30 dernières années, indique l'AIE dans un rapport intitulé "La voie vers une nouvelle ère pour l'énergie nucléaire".
La Chine, leader de l'énergie nucléaire en 2030[if gte mso 9]>
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Cette reprise est tirée par la Chine, l’AIE s’attend d’ailleurs à ce qu’elle devienne la première productrice d’énergie nucléaire d’ici 2030. Sur les 52 réacteurs dont la construction a commencé dans le monde depuis 2017, 25 sont de conception chinoise, et la plupart de ses installations existantes sont en activité depuis moins de 20 ans.
En comparaison, les réacteurs des puissances nucléaires historiques sont vieillissants avec un âge moyen est de plus de 36 ans. Autre souci pour les Etats-Unis et l'Europe, les retards de projets et les importants dépassements de coûts pour tous les nouveaux réacteurs sont pointés par le rapport.
40% des capacités d'enrichissement sont russes
Le nombre de SMR pourraient également exploser en Chine. Ces réacteurs à faible puissance sont utiles pour électrifier des sites industriels, comme les centres de données, très énergivores. D’après un scénario de l’AIE, la Chine pourraient en avoir 8 dès 2030, mais plus de 300 en 2050.
Le rôle de la Russie est aussi souligné, même si son influence n'est pas aussi grande. Sur les 52 réacteurs en construction depuis 2017, 23 autres sont construits par la Russie en plus des 25 de la Chine. Le pays joue un autre rôle crucial dans la chaîne d’approvisionnement du nucléaire. Via son entreprise publique Rosatom, elle détient 40% de la capacité d’enrichissement d’uranium mondiale, contre 33% pour le consortium britanno-germano-néerlandais Urenco, 15% pour la China National Nuclear Corporation (CNNC) et 12% pour le français Orano.



