Starship a franchi une nouvelle étape mais est encore loin de partir pour Mars. La mégafusée développée par SpaceX a décollée dans la nuit du 27 au 28 mai vers 23h30 heure de Paris pour son neuvième vol d’essai : le premier étage a atteint l’espace pour la première fois, mais a encore explosé. Starship est le principal instrument d’Elon Musk, patron de l’entreprise, pour atteindre Mars. Il affiche un calendrier ambitieux, qui implique que la fusée soit prête à partir pour la planète rouge dès fin 2026, pour des vols habités dès 2029.
Lors de deux précédents essais début 2025, l'étage supérieur avait explosé au début du vol, provoquant des pluies de débris. Pour ce neuvième test, il devait déployer huit simulateurs de satellites, mission échouée car la porte de la soute de la fusée ne s’est pas ouverte. Cette partie de la fusée a fini par exploser au-dessus de l’océan Indien au bout d’environ 46 minutes de vol.
Montée en cadence des vols tests
Quant au propulseur, le contact a été perdu «après le début de la combustion d'atterrissage» lorsqu'il a lui aussi subi «un démontage rapide et imprévu, environ 6 minutes après le lancement», a indiqué SpaceX dans son compte-rendu de la mission, synonyme d’explosion. L'entreprise est habituellement capable de récupérer cette partie mais avait décidé pour ce vol de ne pas le faire pour mener d'autres expériences. A terme, la société américaine vise la récupération du premier étage comme du second.
La mégafusée haute de plus de 120 mètres devrait continuer à multiplier les essais dans les prochains mois, signant le retour d’Elon Musk aux affaires après un passage remarqué comme conseiller spécial du président américain Donald Trump. Le milliardaire a en effet décroché début mai 2025 l’autorisation de passer de 5 à 25 vols par an pour la fusée la plus massive en service.



