L’entreprise SpaceX d’Elon Musk a décroché une première autorisation pour sa méga fusée Starship, conçue pour amener des astronautes sur la Lune et sur Mars. La FAA, autorité de régulation américaine de l’aviation, a délivré ce sésame mardi 6 mai. Depuis la base texane de Boca Chica, la méga fusée va ainsi pouvoir décoller (et réatterir) 25 fois par an, contre 5 jusqu’à présent.
Cette autorisation lui permet d’accélérer son développement selon la méthode préférée par SpaceX, c’est-à-dire aboutir le plus vite possible à un premier prototype puis multiplier les vols d’essais pour apprendre des échecs. Elon Musk ambitionne de récupérer à la fois le premier étage de Starship – étape maîtrisée par SpaceX– mais aussi son deuxième étage. Cette seconde partie est encore en chantier alors que quatre de ses huit vols d’essai se sont soldés par une explosion.
Objectif Mars dès fin 2026
Ces incidents lui avaient d‘ailleurs value de nombreuses critiques, notamment de groupes écologistes, du fait des pluies de débris générées en début d’année 2025. La FAA avait par ailleurs temporairement cloué au sol Starship, avant de lui rendre son autorisation de vol. Les décisions de l'autorité de régulation américaine sont scrutées avec attention depuis qu'Elon Musk est aussi conseiller spécial de la Maison Blanche depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.
Haute de 120 mètres, Starship est actuellement la fusée la plus massive, avec une capacité potentielle de transfert de 100 à 150 tonnes en orbite basse, soit 5 à 7 fois plus qu’Ariane 6. L’objectif affiché en avril dernier par son propriétaire milliardaire est de partir pour Mars dès la fin 2026, pour commencer les missions habitées dès 2029.



