Satisfecit généralisé pour la filière bois. Portée par les perspectives offertes par la future entrée en vigueur, en 2022, de la nouvelle réglementation énergétique RE2020 s’appliquant au bâtiment, elle jouit également d’une image au beau fixe auprès des Français. “Les Français sont conscients que l’empreinte carbone de la construction n’est pas bonne, et reconnaissent massivement l’intérêt du bois. Quand on demande aux Français quel est le matériau le plus écologique, ils placent en tête le bois”, observe Michel Druilhe, président de l’interprofession France Bois Forêt. 66% des Français attribuent au bois le titre de matériau de construction le plus écologique, loin devant la brique (16%) et le verre (8%).
Six Français sur dix sont prêts à accepter un coût supplémentaire pour acquérir un bâtiment en construction bois. D’après une enquête réalisée par l’institut CSA pour le compte de la filière, 82% des Français se déclarent confiants dans la capacité de la filière bois à réduire les émissions de CO2 du secteur de la construction. 90% des Français pensent par ailleurs que la filière bois française doit être soutenue, car elle favorise le bois français.
L'emploi repart à la hausse
“La RE2020 est l’occasion d’accroître la mixité des matériaux, où chacun va prendre sa place au meilleur endroit et au meilleur moment”, martèle Luc Charmasson, président du Comité stratégique de filière bois. Visant notamment la diminution de l’impact carbone des constructions neuves, elle comprend un nouveau mode de calcul par analyse de cycle de vie dynamique, sur lequel comptent s’insérer les producteurs de matériaux biosourcés. Pour répondre à l’accroissement prévu de la demande sur le segment de la construction bois, “les créations d’emploi ont repris au rythme de 10 000 par an”, assure-t-il.
En France, la filière forêt-bois représente 393 000 emplois directs et indirects et réalise environ 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Les points de crispation tels que le déficit commercial de la filière (7,37 milliards d’euros en 2020) ou les volumes de grumes exportés n’ont pas été abordés.



