Alors que la France s'est fixé en 2018 l'objectif d'un financement régulier de 100 millions d'euros par an en faveur de l'hydrogène, l'Allemagne a annoncé en juin 2020 qu'elle prévoyait d'investir 9 milliards dans cette molécule, qui peut être utilisée pour la production ou le stockage d'énergie et qui, produite à partir d'énergies renouvelables, est neutre en carbone.
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"Tout le monde me dit 'il faut développer l'hydrogène', j'y suis très favorable. Dans le plan de relance, il y aura aussi des éléments très forts pour développer la filière de l'hydrogène et nous le ferons en liaison avec l'Allemagne, dans un partenariat avec l'Allemagne", a déclaré mardi 30 juin le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire sur BFM TV.
Défendre aussi l'énergie nucléaire
Evoquant la possibilité que la France produise son propre "hydrogène propre" à partir de son électricité nucléaire, le ministre a en outre réaffirmé que celle-ci gardait "toute sa pertinence" sur le long terme.
"Je suis un défenseur du nucléaire. Comme beaucoup de scientifiques beaucoup plus chevronnés que moi le sont parce que le nucléaire n'émet pas de CO2 et qu'aujourd'hui (il) a deux avantages : (il) nous permet d'être l'un des pays qui émet le moins de CO2 pour sa production d'électricité et ça nous garantit quelque chose dont tout le monde parle matin midi et soir, ça nous garantit notre indépendance", a-t-il dit.
Alors qu'EDF vient de déconnecter du réseau national la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne du parc nucléaire français, Bruno Le Maire a également redit que le gouvernement ne prendrait de décision sur la construction de nouveaux réacteurs de type EPR que lorsque celui de Flamanville (Manche) entrerait en activité.
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Le ministre a rappelé au passage son souhait que les délais de l'EPR de Flamanville "soient tenus", la mise en service du réacteur étant aujourd'hui prévue fin 2022 après de multiples retards et dépassements de budget.
avec Reuters (Benjamin Mallet, édité par Blandine Hénault)


