La France continue d'importer du gaz russe par milliards

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Cape-Ann au Havre
Un terminal flottant dédié au GNL au Havre, au service depuis l'automne 2023.

La France n'a pas diminué ses achats de gaz russe. Bien au contraire. Selon un rapport du think tank Institute for energy economics and financial analysis (IEEFA), si les importations de gaz naturel russe par pipeline ont baissé de moitié en 2022, celles de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du pays de Vladimir Poutine demeurent importantes.

Selon les données de Kpler, au premier semestre 2023, la Russie est toujours le deuxième pays d'origine d'importation de GNL en France, avec 15,7 % du volume livré, derrière les États-Unis (43,9 %), mais devant l'Algérie (14,6 %) ou le Qatar (8,3 %). Côté porte-monnaie, l'Hexagone a déboursé 1,2 milliard d'euros pour acheter du GNL russe au premier semestre 2023.

La Russie garde aussi la capacité de transborder du gaz à Montoir-de-Bretagne. Depuis 2018, un accord de vingt-trois ans passé entre le groupe russe Novatek et Elengy, filiale d'Engie -contrat repris par TotalEnergies- permet au premier d'y transférer 14 cargaisons de GNL par an. La situation n'a rien d'illégal, l'embargo de l'Union européenne ne s'applique que sur le pétrole brut et les produits pétroliers russes. La situation est la même pour le reste des États membres. En volume, la hausse est de 40 % dans l'UE, soit 22 millions de mètres cubes achetés en 2023, contre 15 millions en 2022 selon l'ONG Global Witness.

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3725 - Décembre 2023

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