Sur la semaine du 9 au 15 mars, les ventes de pâtes ont explosé de 196%, celles de farine de 206%, de glaces de 9%... Des bons chiffres provoqués par les mesures de confinement annoncées par le gouvernement le 12 mars dernier. Mais si les Français se ruent sur les produits de longue conservation, les aliments frais sont, pour le moment, délaissés. De quoi provoquer l'inquiétude de la filière des fruits et légumes français déjà touchée par la fermeture des établissements de restauration.
UNE BAISSE DE 30% EN ITALIE
"Certains de nos adhérents écoulent jusque 90% de leur marchandise dans la restauration hors foyer", précise par exemple la porte-parole d'Asperges de France, une fédération qui regroupe sept coopératives de producteurs d'asperges soit 30% de la production nationale de 20 000 tonnes. "Désormais, nous devons également faire face à une désaffection des clients qui, dans le contexte actuel, privilégient les produits basiques par rapport aux "aliments plaisirs", ajoute la responsable.
Même son de cloche chez les producteurs de fraises. "En temps normal, les consommateurs en profiteraient mais le contexte actuel fait que les produits frais et notamment les fraises, sont délaissés" explique l'AOP Fraises de France dans un communiqué.

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Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
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Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
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Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
Une inquiétude déjà identifiée par Interfel (interprofession de la filière des fruits et légumes frais) sur le marché italien. "Lors de discussions avec nos confrères transalpins, nous avons eu connaissance d'un repli de 30% de la consommation de fruits et légumes sur les marchés italiens", note Laurent Grandin, le président d'Interfel.
DES PRODUITS NON STOCKABLES
Problème, pour ces filières, il n'existe pas de possibilité de stockage. "Les asperges sont des fruits frais rapidement périssables, elles doivent être consommées rapidement après avoir été récoltées", précise Asperges de France.
Quant aux autres débouchés comme les conserves, ou l'utilisation dans les confitures, "pas possible", répond Laurent Grandin "les fruits et légumes utilisés dans les conserveries ne possèdent pas les mêmes caractéristiques que ceux consommés en frais."
Reste donc l'appel à la distribution. "Nous avons lancé un plan de soutien de la filière avec les distributeurs pour qu'ils ouvrent des lignes "asperges françaises"", détaille Asperges de France.
Interfel compte également sur les distributeurs pour mettre en avant ses produits et pousser à la consommation. "Nous savons que nous allons, dans un deuxième temps de confinement, retourner vers une consommation de produits plaisirs, l'objectif est alors que les consommateurs se tournent vers nos produits", précise Laurent Grandin.



