Des rayons vides dans les supermarchés, des clients qui se précipitent sur les étals ceux-ci à peine réapprovisionnés... Face à la multiplication de ces images et à la suite à la publication d'un décret demandant la fermeture des commerces non essentiels, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et celui de l'Agriculture Didier Guillaume ont tenu à rassurer les Français.
"PAS DE RISQUE DE PÉNURIE" POUR BRUNO LE MAIRE
"Je confirme que la sécurité d'approvisionnement alimentaire est garantie et continuera d’être garantie dans les jours et semaines à venir", a martelé Bruno Le Maire au cours d'une conférence de presse d'une quinzaine de minutes après avoir consulté l'ensemble des acteurs de la grande distribution ce dimanche matin 15 mars.
"Les distributeurs nous assurent que 90 à 95 % des références sont actuellement disponibles et le continueront", a continué le ministre. "Il n'y a donc pas de risque de pénurie".

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Ces propos confirment les déclarations des dirigeants de la distribution qui, durant le week-end, ont répété que la situation était sous contrôle. "Il y a de la marchandise en stock. Ce sont les à-coups qui sont difficiles à gérer", expliquait, sur son blog, Michel-Edouard Leclerc.
En fin de semaine, Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, le principal syndicat agricole français, affirmait à L'Usine Nouvelle pourtant que la France n'avait pas de stocks stratégiques, notamment pour les produits frais.
PAS DE RATIONNEMENT DES ACHATS
Pour faire face à ces à-coups, le ministre a demandé aux Français de ne pas "se précipiter dans les magasins" et à "continuer de faire ses courses comme avant".
Bercy a toutefois exclu la mise en place de limitation ou de restriction dans les achats. "Il n'y aura aucune limitation en terme de produits achetés par les Français. Puisqu'il n'y a pas de problème d’approvisionnement, il n'y a pas de raison de rationner les achats", précise le ministre de l'Économie.
Fluidifier la chaine logistique
Sur le front logistique, qui constitue selon l'Association nationale des industries agroalimentaires l'une des clefs pour éviter les ruptures, Bercy a annoncé travailler main dans la main avec le ministère du Travail pour assouplir les règles de travail de nuit, d'heures supplémentaires et faciliter les recrutements.
"Pour que la logistique puisse fonctionner la nuit et approvisionner les rayons, il faut que des dispositions soient prises pour simplifier l'organisation de la chaine logistique de la grande distribution" précise le ministère. Bercy laisse à chaque enseigne le soin d'organiser ses rayons mais leur a demandé de publier un "guide de bonnes pratiques" à l'usage de leurs salariés. Le document doit être publié dans les heures à venir.
Face à l'évolution rapide de la situation, les ministères concernés ont annoncé que des réunions avec les acteurs de la chaine alimentaire seraient organisées deux fois par jour. "Il s'agit de vérifier qu’il n’y a pas de difficulté particulière", précise Bruno Le Maire.



