Unitech Services, filiale du spécialiste américain de la blanchisserie industrielle Unifirst, a obtenu l’autorisation de l’État d’exploiter une blanchisserie nucléaire à Suzannecourt (Haute-Marne), à une vingtaine de kilomètres de Cigéo. Le projet de blanchisserie soulève depuis longtemps l’opposition des associations anti-nucléaires, déjà mobilisées localement contre le futur site d’enfouissement des résidus de moyenne et haute radioactivité.
Un premier recours suspensif rejeté
Le 10 juillet, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) a rejeté un premier recours suspensif déposé par plusieurs associations (Greenpeace France, Sortir du nucléaire, EODRA, etc.) membres du Collectif contre Unitech. La juridiction se prononcera dans les prochains mois sur le fond. D’autres procédures pourraient être engagées par le Collectif avec cette fois l’appui d’Huglo Lepage Avocats, le cabinet de l’ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage. En attendant, l’entreprise avance.
"Après l’obtention de notre autorisation d’exploiter, nous sommes en mesure de lancer les appels d’offres en vue de la construction de notre projet industriel", se félicite Jacques Grisot, le directeur général d’Unitech Services France (600 salariés, 75 millions d’euros de chiffres d’affaires), dont le siège est à La Bouilladisse (Bouches-du-Rhône). Si la justice ne retarde pas les travaux, ceux-ci démarreront d’ici à la fin 2020. L’investissement, estimé entre 25 et 30 millions d’euros, devrait s’accompagner de la création d’une quarantaine d’emplois directs. À sa mise en service, fin 2022, le site traitera annuellement 1 100 tonnes de linge contaminé en provenance de France et d’Europe.



