Le site de production de Bombardier à Crespin (Nord) est désormais à l’arrêt. Face à l’épidémie qui touche actuellement la France, le constructeur ferroviaire vient d’indiquer la mise en chômage partiel de ses salariés qui travaillent en production.
Chômage partiel ou télétravail
800 personnes, ouvriers et techniciens, sont concernées sur un effectif total de 1 500 personnes. Pour les autres, le télétravail a été proposé. Un CSE extraordinaire a été organisé dans la matinée du 16 mars : la mesure de distance physique d’au moins un mètre, recommandée par le gouvernement, étant difficilement applicable dans l’usine selon les syndicats. Cette fermeture, d’une durée illimitée, intervient un mois après l’annonce du rachat de Bombardier par Alstom.
L’usine était notamment en train de construire des RER NG. "Il vaut mieux perdre 15 % de son salaire, être en bonne santé et ne pas mettre les autres en danger qu'être mort", estime Karim Khatabi, délégué du syndicat Sud.



