L’Institut Pasteur, qui planche sur un candidat-vaccin utilisant le vecteur de la rougeole pour protéger du Covid-19, s’est associé à l’organisme international Cepi (Coalition for epidemic preparedness innovations),
qui lui a alloué 4,3 millions d’euros pour ce projet), mais aussi à la biotech autrichienne Themis Bioscience, à laquelle il avait concédé une licence non exclusive. Or Themis vient d’être croquée par le groupe pharmaceutique américain MSD, l’un des quatre géants mondiaux dans le domaine des vaccins, rival du français Sanofi Pasteur. Une opération qui constitue "une opportunité majeure pour la poursuite du développement du MV-SARS-CoV-2 et, en cas de succès, pour sa production industrielle et son accessibilité", estime l’Institut Pasteur. Et ce, alors que la polémique gronde tant sur le lieu de fabrication d’un potentiel vaccin contre le Covid-19 que sur sa distribution. En témoigne l’affaire déclenchée par le patron de Sanofi, Paul Hudson, qui évoquait la priorité qu’il pourrait donner aux Américains, partenaires de sa recherche pour un vaccin.
La réponse de l’Institut Pasteur ? Il annonce la signature d’un protocole d’accord impliquant également la Cepi et MSD visant à garantir un accès équitable au vaccin à tous les pays du monde, quel que soit leur niveau de revenus...



