La nouvelle était attendue, mais reste un soulagement pour Areva SA, la holding du géant du nucléaire devenue structure de défaisance. Dans le cadre d'un décret paru au Journal Officiel dimanche 26 septembre, l'Etat français va acquérir ses dernières parts dans le groupe Orano, pour un montant supérieur à 563 millions d'euros. Les 24,8 millions d'actions représentent 9,4% du capital de la société.
Début juillet, la France avait déjà acté le rachat de plus de 31 millions d'actions Orano auprès d'Areva, l'équivalent de 12% du capital de la société, pour environ 719 millions d'euros, et de plus de 12 millions d'actions auprès de la Caisse des dépôts, représentant 4,59% du capital, pour 275 millions d'euros. Le spécialiste du combustible nucléaire était auparavant détenu à 50% par la France, à 40% par Areva (dont 10% placés en fiducie auprès de Natixis et 10% placés en fiducie auprès de la Caisse des dépôts), et à hauteur de 5% chacun par les groupes japonais Japan Nuclear Fuel Limited (JNFL) et Mitsubishi Heavy Industries (MHI).
Régler les contentieux avec EDF
Grâce à cette opération, Areva SA devrait être en mesure de clore le chantier finlandais du réacteur nucléaire EPR d'Olkiluoto. Ce dernier devrait enfin être mis en service à la fin de l'année, alors que son inauguration était initialement prévue en 2009. Le rachat des parts d'Orano servira ainsi en partie à payer les pénalités financières dues à ce retard mais également à régler les 563 millions d'euros que la holding devra verser à EDF pour solder leurs contentieux concernant des pièces livrées avec un défaut de fabrication.



