L’EPR de Flamanville ne redémarrera pas avant le 13 août, a indiqué EDF à la presse. A l’arrêt depuis le 19 juin, le réacteur devait initialement redémarrer ce mercredi 2 juillet, mais cette date est repoussée de six semaines. «Suite à des analyses, le réacteur de Flamanville est maintenu à l'arrêt pour intervenir sur des soupapes de protection du circuit primaire principal», précise EDF dans un bref communiqué publié sur son site internet.
Ces soupapes servent à réguler la pression du circuit primaire principal, qui «permet de refroidir le combustible contenu dans la cuve du réacteur en cédant sa chaleur par l’intermédiaire des générateurs de vapeur», selon l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).
Des dizaines d'arrêts prévus
Depuis son raccordement au réseau en décembre 2024, l’EPR a déjà connu un long arrêt de deux mois entre février et avril 2025. EDF a prévenu à plusieurs reprises que la mise en service de l’EPR serait un processus long. Des dizaines d’arrêts et redémarrage sont prévus pour réaliser plus de 1500 tests dans différents scénarios, avec trois paliers à 20%, 60% et 80% de la puissance nominale du réacteur de 1600 mégawatts (MW).
Peu avant sa mise à l’arrêt le 19 juin, EDF avait indiqué avoir mené «une séquence d’essais à 60 % de puissance». Le groupe devra ensuite obtenir l’autorisation de l’ASNR pour passer le cap des 80%. Malgré cette nouvelle pause prolongée, l’énergéticien entend maintenir son calendrier, selon le média Franceinfo, avec l’objectif d’arriver à 100% de puissance à la fin de l’été 2025.



