L'administration Trump veut réduire le budget de la Nasa de 24% et alléger de nombreux programmes scientifiques dont Artemis

La Maison Blanche a annoncé vendredi 2 mai réduire le budget de la Nasa de 24% pour l'année 2026. Ce plan, qui doit encore être approuvé par le Congrès américain, supprimerait plusieurs parties emblématiques du programme Artemis, limité au retour d'astronautes sur la Lune. De nombreux programmes scientifiques doivent également être interrompus.

Réservé aux abonnés
Lunar gateway Thales alenia space Esa Nasa
La Maison Blanche veut abandonner le "Lunar Gateway", station lunaire qui devait orbiter autour de la Lune, développée par la Nasa et d'autres agences spatiales dont l'ESA.

A la mi-avril, les médias américains tablaient sur une baisse de 20% du budget de la Nasa pour 2026. Vendredi 2 mai, l’administration Trump veut finalement diminuer encore plus la facture, passant de 24,9 à 18,8 milliards de dollars, soit une baisse de 24,3%. Si ce budget est approuvé par le Congrès américain, l’agence spatiale resterait la plus dotée du monde, mais devrait abandonner des projets phares. Ces coupures se feraient en effet au prix de nombreux programmes scientifiques, et d’un programme Artemis considérablement allégé.

La priorité affichée par le nouveau président est d’envoyer des astronautes sur la Lune avant la Chine, mais aussi sur Mars. En contrepartie, la fusée SLS et la capsule Orion seront abandonnées progressivement, après Artemis III, la mission qui doit amener un équipage sur la surface lunaire. Le développement de ces appareils a pris du retard, ainsi seront préférés «des systèmes commerciaux de nouvelle génération plus rentables qui soutiendront les missions lunaires ultérieures de la NASA», précise un communiqué de presse.

Plus de station en orbite lunaire

Pareillement, le «Lunar Gateway», station spatiale qui devait orbiter autour de la Lune, doit être purement et simplement arrêté. «Les partenaires internationaux seront invités à se joindre à ces efforts renouvelés, élargissant ainsi les possibilités de collaboration significative sur la Lune et Mars», précise néanmoins l’administration. Agences spatiales internationales et industriels – dont les européens Thales Alenia Space ou Airbus par exemple - participent en effet aux développements de ces programmes depuis plusieurs années.

Autre programme emblématique sur la sellette, le très attendu «Mars Sample Return», chargé de ramener sur Terre des échantillons en provenance de la planète rouge. A ses côtés, d’autres projets  scientifiques considérés comme «non-viables financièrement» doivent être abandonnés pour l’exécutif américain, notamment des programmes de surveillance satellitaire de l’espace ou de la Terre servant à l'étude du changement climatique.

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
78 - Rambouillet
Date de réponse 30/04/2026
Trouvez des produits et des fournisseurs