6/10, 4/10, 5/10… les notes de réparabilité des iPhone d’Apple ne volent pas bien haut lorsqu’elles parviennent à franchir la moyenne. La marque à la pomme a enfin dévoilé ses fameuses notes de réparabilité, exigées par la loi anti-gaspillage. Entrée en vigueur le 1er janvier 2021, cette mesure impose aux entreprises d’informer les consommateurs sur le degré de réparabilité des produits.
Cinq critères de réparabilité
Pour l’heure, Apple a réalisé une évaluation de réparabilité seulement sur ses iPhone et MacBook. Ces notes sont disponibles sur son site internet* et figurent également dans l’Apple Store. L’entreprise a procédé elle-même à l’évaluation de ses appareils, selon cinq critères notés sur vingt : la documentation technique, la démontabilité, la disponibilité des pièces détachées, le prix des pièces détachées et les critères spécifiques au produit.

(Ci-dessus, la fiche d'évaluation de l'iPhone 12.)

- 0=
Mars 2026
Polypropylène - 05-1-52 Chutes PP rigides naturelsVariation en €/tonne
- -5+100.0
Mars 2026
Vieux papiers, sortes ordinaires - Moyenne France-Export - 1.05 Ondulés récupérés (ex A5)Variation en €/tonne
- -11+10.0
Mars 2026
Plastiques issus des DEEE - PAMVariation en €/tonne
Faible démontabilité des appareils Apple
Au total, sur les 16 notes de réparabilité de ses différents iPhone, seulement 9 sont au-dessus de la moyenne. La plus haute note s’établit à 6,7 pour l’iPhone 7 et la plus mauvaise à 4,5 pour l’iPhone Pro Max. Du côté des MacBook, les résultats se situent entre 5,6 et 7.
Ce sont en particulier les sous-critères de la démontabilité et du prix pièces détachées qui font chuter la note des appareils d’Apple. La note de la démontabilité se situe généralement à moins de 5/20. Sur une vue d'ensemble, les séries d'iPhone 11 et des iPhone X, XR, XS sont particulièrement difficiles à réparer.
En aout 2019, Apple avait lâché du lest sur sa politique d’économie circulaire en autorisant les ateliers indépendants à se fournir en pièces officielles pour faciliter la réparation des iPhone.
D’autres acteurs de la notation sur la réparabilité
Bien avant l’application de cette nouvelle législation, des sites spécialisés procédaient déjà à l’évaluation de la réparabilité de certains appareils. C’est le cas par exemple de iFixit, une plate-forme américaine en ligne de tutoriels de réparation. Si ce site se montre plus clément qu'Apple lui-même sur la notation des iPhone, il est beaucoup plus sévère concernant les MacBook. La réparabilité du MacBook Pro 13 pouces est par exemple notée à 1/10.
De son côté, l’association Halte à l’obsolescence programmée félicite l’arrivée d’un indicateur de réparabilité mais souligne certaines faiblesses comme des sous-critères faciles à remplir. « Pour les smartphones, il suffit d’indiquer la nature des mises à jour pour gagner 1 point sur 10 sur la note totale, explique-t-elle sur son site. [...] Les grilles de calcul de l’indice mériteraient donc d’être régulièrement mises à jour pour en relever l’ambition. »
La loi contre le gaspillage prévoit cependant encore une autre échéance. En 2024, l’indice évoluera pour intégrer la durabilité. Il renseignera ainsi non seulement sur la réparabilité du produit mais également sur sa fiabilité et sa robustesse.
* support.apple.com/fr-fr/circular-economy-repairability-indices



