Ce sera une première. La bioraffinerie de TotalEnergies à Grandpuits (Seine-et-Marne) va produire 210 000 tonnes par an de carburant aérien durable (SAF) en émettant 150 000 tonnes de CO2 de moins qu’une autre.
Une raffinerie, bio ou non, a besoin d’hydrogène pour produire un biokérosène. Et, si possible, de l’hydrogène bas carbone. Même si le site de Grandpuits doit aussi accueillir une centrale photovoltaïque de 28 MWc, pas question de le produire par électrolyse. C’est la bioraffinerie elle-même qui générera une grande partie de l’hydrogène dont elle a besoin pour fonctionner. Et c’est Air liquide qui va s’en occuper.
L’industriel va investir 130 millions d’euros sur le site dans une unité de production d’hydrogène bleu, d’une capacité de 20 000 tonnes par an. Elle utilisera un procédé de vaporeformage à la vapeur (SMR) et sera alimentée en partie en biogaz généré par la bioraffinerie, complété de gaz naturel. 40 000 tonnes seront économisées via l’utilisation de biogaz pour produire l’hydrogène, et 110 000 tonnes seront évitées grâce à l’implantation de la technologie Cryocap d’Air liquide, sur l’unité d’hydrogène. Elle permet de capter par cryogénisation plus de 90% du CO2 émis lors de la production d’hydrogène par SMR, puis de le liquéfier. Un contrat à long terme a été signé entre les deux industriels. L’unité doit être mise en service en 2025.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3714 - Janvier 2023



