Les résultats financiers du premier semestre sont tombés mardi 25 juillet pour LVMH, prouvant une fois de plus l’excellente santé du groupe français. Avec des ventes qui atteignent 42,2 milliards d’euros (+15%), un résultat opérationnel courant arrêté à 11,5 milliards (+13%), et un bénéfice net de près de 8,5 milliards (+30%), le numéro un mondial du luxe semble contourner les difficultés que peut rencontrer le secteur. L’ensemble de ses activités est concerné par cette dynamique de forte croissance, à l’exception de sa division «Vins et spiritueux».
La division «Mode et maroquinerie» joue un rôle prépondérant dans la croissance du groupe. A elle seule, elle totalise 21 milliards d'euros de chiffre d'affaires (+17%). Ses marques phares Louis Vuitton, Christian Dior mais aussi Loewe, Loro Piana ou Celine, ont enregistré des performances exemplaires. Louis Vuitton a franchi à lui seul les 20 milliards d'euros de ventes en 2022. L’arrivée de son nouveau directeur créatif Homme, le très médiatique Pharrell Williams, y est pour quelque chose, comme le prouve son premier défilé sur le Pont-Neuf (Paris) en juin 2023, qui a totalisé plus d’1,1 milliard de vues sur les réseaux sociaux.
Tiffany, TAG Heuer et Sephora en tête des ventes
Ce premier semestre a également été une réussite pour la branche «Montres et joaillerie» qui enregistre une progression des ventes de 11% à 5,4 milliards d’euros. La stratégie de relance de Tiffany, marque emblématique rachetée par LVMH en 2021, illustrée par la réouverture de son magasin de la Cinquième Avenue à New York en avril 2023, est un véritable succès. La décision de renouveler la gamme de montres TAG Heuer et la dynamique créative mise en place chez Bulgari ont également porté leurs fruits. La branche «Parfums et cosmétiques» a enregistré une progression à deux chiffres des ventes et de la marge, notamment grâce aux performances exceptionnelles de la chaîne de magasins grand public Sephora.
La branche a également profité du rebond de la distribution sélective, particulièrement en Amérique du Nord, en Europe et au Moyen-Orient, avec un chiffre d’affaires en hausse de 26% à 8,35 milliards d’euros. La reprise du voyage en masse, notamment en provenance de Hong Kong et de Macao, a aussi permis aux magasins de duty free d’enregistrer d’importants bénéfices.
La division «Vins et spiritueux» est par contre la seule à voir baisser ses ventes de 4% à 3,1 milliards d'euros. La marque de cognac Hennessy par exemple pâtit d'un marché américain en berne et de stocks encore importants chez les revendeurs.
Début de normalisation aux Etats-Unis
Avec une croissance de 23% au premier semestre et un bond de 34% des ventes au second trimestre, la reprise de l’activité en Asie présage de belles perspectives pour LVMH. Le continent, hors Japon, représente à lui seul 33% du chiffre d'affaires du groupe, et devance de loin les Etats-Unis à 24% ou encore l'Europe à 23%. En revanche, le premier marché du luxe, les Etats-Unis, semble tourner au ralenti. Au sein du pays, les ventes du géant tricolore n'ont progressé que de 3% sur le premier semestre, et ont même reculé de 1% sur le deuxième trimestre. De quoi alarmer les investisseurs. L'action LVMH chutait de plus de 5% à 15h mercredi, sa pire séance en Bourse depuis le début de l'année.



