Gimbert Surgelés relocalise dans le Gers la transformation de ses produits de la mer

Spécialisée dans l'importation et la distribution de produits de la mer surgelés, Gimbert Surgelés prévoit d'investir 7 millions d'euros dans une usine de transformation sur son site de Fleurance, dans le Gers. La création de 25 emplois est prévue d'ici à fin 2023.

Réservé aux abonnés
Image d'illustration de l'article
7 millions d’euros vont être investis dans l’implantation de trois lignes industrielles sur le site de Gimbert Surgelés à Fleurance.

La société gersoise Gimbert Surgelés, spécialisée dans l'importation et la distribution de produits de la mer sauvages surgelés (crustacés, poissons et céphalopodes), via sa marque Gimbert Océan, va se doter de son propre outil industriel. L'implantation de trois lignes de production est programmée sur son site de Fleurance, dans le Gers, où sont déjà implantés le siège de l'entreprise, ses services supports et un pôle logistique, doté d'une capacité de stockage de plus de 10 000 mètres cubes. L'investissement est évalué à 7 millions d'euros, soutenu à hauteur de 1,385 million d'euro de l'Etat, au titre de l'appel à projet Relocalisation de France Relance.

« L'objectif est à la fois de se libérer des difficultés du transport maritime rencontrées ces derniers mois sur certains de nos produits, notamment en provenance d'Asie, et de répondre aux exigences des consommateurs sur la transparence et la simplification des circuits d'approvisionnement », explique Stéphanie Pistre, présidente de Gimbert Surgelés. La création de 25 emplois directs est attendue sur le site de Fleurance, d'ici à la fin 2023.

Une première ligne opérationnelle dès la mi-2022

L'investissement se fera en deux phases. Dans une première étape, évaluée à 1,5 million d'euros, une ligne de conditionnement très automatisée va être mise en place dans un bâtiment existant. Elle assurera plusieurs types d'emballages, tous recyclables. « Cette ligne sera opérationnelle dès le second trimestre de 2022 », précise Stéphanie Pistre. Dans la foulée, le chantier de construction d'un nouveau bâtiment, d'environ 1 600 m², est programmé.

Les travaux devraient être engagés à l'été 2022, pour une mise en service dans le courant du second trimestre de 2023. Deux nouvelles lignes, également très automatisées, seront installées : l'une pour la cuisson de produits panés et la seconde pour du filetage. « Notre ambition est d'acheter les poissons et de les acheminer directement de leurs zones de pêche vers Fleurance, en évitant le passage par les usines de préparation, actuellement principalement basées en Chine », explique Stéphanie Pistre.

Créée en 1983, la société Gimbert Surgelés distribue ses produits par trois canaux : la livraison aux particuliers (sous la marque Le bonhomme de neige), la distribution en magasins spécialisés (via l'enseigne Gel 2000) et la vente à la RHD (restauration hors domicile). La société, freinée depuis 2018 dans sa progression par l'encadrement des promotions dans le cadre de la loi Egalim, a vu son chiffre d'affaires ramené de 22,5 millions d'euros en 2018, à 14,85 millions d'euros en 2020. L'effectif a également été revu à la baisse ces dernières années. 25 emplois ont été supprimés, avec la fermeture de plusieurs magasins détenus en propre. La société emploie actuellement 65 salariés, dont 50% à Fleurance et 50% répartis entre les 12 magasins en propre et les livreurs.

Abonnés
Le baromètre des investissements industriels en France
Nouvelles usines, agrandissement de sites industriels existants, projets liés à la décarbonation… Retrouvez dans notre baromètre exclusif toutes les opérations classées par région, par secteur industriel, par date d’annonce et de livraison.
Je découvreOpens in new window
Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.