Les annonces gouvernementales concernant la relance de la filière nucléaire en France ont un impact direct sur Framatome, largement présent en Saône-et-Loire. Employeur majeur du territoire, le site du Creusot à lui seul a vu ses effectifs passer de 250 à 1500 personnes en cinq ans. Et ce n'est qu'un début.
«C’est un site historique qui fabrique des pièces forgées de grande dimension», rappelle Laurent Gless, directeur du site Framatome au Creusot.
Une centaine de personnes seront recrutées sur le site du Creusot en 2024 afin d’accompagner la relocalisation de l’activité qui se traduit également par d’importants investissements. Framatome souhaite gagner en souveraineté sur l’approvisionnement et la fabrication des composants de chaudières nucléaires. L’entreprise a ainsi engagé 32 millions d’euros au Creusot pour acquérir de nouvelles machines. Cet investissement se complète d’une enveloppe de 100 millions d’euros dédiée à la création d’un atelier inox sur le site afin de fabriquer les internes de cuve nucléaire. Jusqu’alors, les éléments étaient assemblés à l’étranger. «Il s’agit de répondre non seulement à un souci de souveraineté mais aussi à la montée en puissance du nucléaire en France», précise Laurent Gless.
Un projet d'école de production
Framatome n'oublie pas son site de Saint-Marcel, au nord de la Saône-et-Loire, où des investissements sont également programmés. Pour trouver la main d’œuvre attendue pour cette relocalisation et suivre la croissance attendue, Framatome s’engage tout autant dans la formation initiale auprès des lycéens que dans la formation continue des demandeurs d’emploi en misant sur des filières en alternance ou encore sur le projet d’école de production au Creusot.



