Aujourd’hui, on croise beaucoup de nouveaux convertis du développement durable. Ils suivent le chemin ouvert par des pionniers comme Cécile Texier qui laboure le terrain depuis le début de sa vie professionnelle. Son diplôme des Mines de Saint-Étienne en poche, elle débute à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques pour accompagner les entreprises dans le management de la sécurité et de l’environnement, et essuie les plâtres de l’ISO 14001.
Lorsque l’environnement n’est plus seulement un sujet pour les usines mais aussi pour la finance, elle prend la vague du reporting extra-financier, chez KPMG cette fois-ci. Aujourd’hui, cette mère de deux enfants pilote toute la stratégie environnementale et sociétale d’Alstom. Et il ne s’agit plus seulement de réaliser du reporting. "Je m’assure en permanence que tous les projets avancent à leur rythme en faisant constamment le lien entre la stratégie et les objectifs de développement durable. C’est un travail d’influence", explique l’ingénieure. Pour elle, un tournant a eu lieu lors de la COP21: "Avant, le sujet du changement climatique était cantonné à la production d’énergie. Nous avons beaucoup milité pour que la mobilité soit intégrée à la réflexion", explique-t-elle. Alstom a de son côté déjà amélioré de 20% la consommation d’énergie de ses matériels depuis 2014, en ligne avec l’objectif de 25% en 2025.
Cécile Texier se mobilise aussi sur la dimension sociale pour atteindre par exemple 25% de femmes dans le management de l’entreprise. Cette fana de randonnée, qui a pris un an pour faire le tour du monde en 2004 (avec un souvenir encore ébloui des hauts plateaux boliviens), n’a qu’un regret avec son job. Il ne lui permet pas d’habiter à la montagne à l’année. Ses sommets quotidiens sont ceux de l’action qu’elle mène dans son entreprise puisqu’Alstom se classe parmi les 4% des sociétés les mieux cotés du Dow Jones sustainability index.
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