«En prépa, un élève m’a dit que ce n’était pas normal que moi, une fille, j’aie de meilleurs résultats que lui...», se souvient Fannie Bichemin. Ces mots ont servi de déclic à son engagement pour l’égalité des genres. Après les concours, elle intègre l’École nationale supérieure de l’électronique et de ses applications (Ensea), à Cergy (Val d’Oise), où elle devient la trésorière du bureau de la solidarité (BDLS) et la responsable du pôle ENSEActiv’.
Un engagement qui va durer au-delà des études
Elle participe à l’organisation de divers événements pour promouvoir les femmes dans les carrières scientifiques. Important pour le secteur de l’électronique et de la programmation informatique, qui peine à les attirer. «Nous avons organisé une journée de la femme, axée sur les droits des prisonnières, avec la projection d’un film, des tables rondes avec une magistrate et la cheffe des services pénitentiaires de Paris Ouest.» Elle a aussi sensibilisé des élèves à ce sujet dans un collège.
Pour ses différents engagements, Fannie Bichemin a obtenu le label Management Femmes-Hommes et a été lauréate élève-ingénieure femme 2024 du concours Ingénieuses de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs. À la rentrée, elle a intégré le double diplôme entre son école et celle de management de Grenoble (GEM). Souhaitant travailler dans l’industrie, elle promet de continuer ses actions pour l’égalité des genres, notamment auprès des plus jeunes.



