66,7% des élèves ingénieurs diplômés en 2024 ont un emploi, selon l’enquête annuelle de la Conférence des grandes écoles (CGE) sur l’insertion parue le 12 juin 2025. Si certains poursuivent leurs études (7,4%) ou partent en thèse (5,6%), 14,9% étaient encore à la recherche d'un emploi au moment de l'enquête, c'est-à-dire entre décembre 2024 et mars 2025.
Le taux d'emploi net, qui compare le nombre de diplômés en emploi au nombre de diplômés sur le marché du travail, atteint 82,4%. Il est en baisse pour la deuxième année consécutive: de 93,1% pour la promotion 2022, il avait chuté à 89,6% pour la promotion 2023. En cause, notamment, la fin du rebond exceptionnel qui a suivi la crise sanitaire, ainsi qu’«un contexte économique incertain, marqué notamment par un ralentissement du recrutement des cadres», note Laurent Champaney, président de la CGE et directeur général des Arts et Métiers.
Les femmes restent moins payées
Si le taux d’emploi baisse ces deux dernières années, la durée de recherche d'un premier emploi reste courte pour les jeunes ingénieurs : les deux tiers décrochent un premier contrat avant même la fin de leur cursus. Le stage de fin d’études reste le principal levier pour obtenir un emploi rapidement. 9 diplômés sur 10 sont engagés en statut cadre.
Côté rémunération, un diplômé d’école d’ingénieur sur deux est recruté avec un salaire annuel, hors prime, supérieur à 39 000 euros annuel. Un chiffre en hausse de 840 euros par rapport à 2023, et de 1200 euros par rapport à 2022. Les inégalités de genre, en revanche, restent marquées dès l’entrée sur le marché du travail : un écart de 2000 euros persiste entre les salaires médians des ingénieures et des ingénieurs. Par ailleurs, les femmes sont plus souvent embauchées en contrat court : parmi celles en emploi, 19,4% sont en CDD, contre 10,6% de leurs homologues masculins. Cet écart d’environ 9 points reste constant au fil des années.
Pour la 33e édition de son enquête insertion, la CGE a interrogé les jeunes diplômés sur leurs utilisations de l'intelligence artificielle. Le résultat est sans appel : les jeunes ingénieurs ont intégré cette technologie dans leur quotidien. Près des deux tiers de ceux en activité professionnelle l’utilisent ponctuellement (41,7%) ou régulièrement (21,7%). Les premiers cas d’usage sont la recherche d’informations, la rédaction de contenu et la génération de code.



